Notre vie à travers des lunettes roses

https://lepetitjournal.com/expat-pratique/famille/expatriation-le-revers-de-la-medaille-ne-pas-sous-estimer-158213

Non la vie n’est pas parfaite,
Non l’herbe n’est pas plus verte,
Non les problèmes ne disparaissent pas avec l’immigration,
Non tout n’est pas rose !

Faire attention aux réseaux sociaux : les blogs comme celui-ci racontent toujours une partie édulcorée de la vie à l’étranger, la vie avec un filtre « lunettes roses ». Les petits tracas quotidiens sont gommés, pourtant ils existent, les coup de blues aussi… plus nombreux qu’ils ne sont publiés.

Et oui, l’auto-persuasion, la volonté de répandre une belle image pour aider les lecteurs  à garder le moral (lorsque l’on était soi même au fond du trou en France il y a quelques années), l’obligation à réussir ce projet de vie qui n’est pas soutenu par tout notre entourage. Tout tend à montrer uniquement le bon revers de la médaille.

Or une immigration n’est pas forcément un concours de vies.
Ce n’est pas un moyen de comparer deux systèmes sociaux différents.
Non non, archi non !
Sinon la vie devient triste, les regrets persistent et pourrissent le quotidien.

L’immigration est plus une métamorphose, un changement profond de fonctionnement de vie. On y parvient…ou pas. Il faut laisser l’amertume s’estomper au fur et à mesure et prendre goût au quotidien de notre nouvelle vie tel qu’il est :  avec ses qualités et ses défauts. Ceux qui n’y parviennent pas ne doivent pas voir cela comme un échec, c’est juste que cette vie n’est pas faite pour eux. Certains arrivent à travailler de nuit, d’autres non, cela ne n’impose pas à ces derniers des échecs professionnels.

Cette étape de mutation est plus ou moins longue et surtout avance au rythme de chez chacun d’entre nous. Ainsi cette transition est différente entre la Patronne et Moi. Les six mois d’avance sur mon immigration, les expériences plus ou moins heureuses au niveau professionnel, chacun à son rythme…

Enfin bon, pour ne pas déroger à la règle, je ne pourrai pas m’empêcher de publier une photo carte postale… c’est bon pour le moral de tous 😉

R.

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« J’envoie valser … »

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« Moi je m’en moque,
J’envoie valser les trucs en toc
Les cages dorées … »

début septembre 2018

Une fois n’est pas coutume j’ai pris du retard sur les articles, pas moins de 20 billets dans les brouillons ne demandent qu’à être rédiger et mise en page.
Une entorse dans la chronologie sera faite pour expliquer les futures parutions, un résumé en quelques lignes pour mettre l’eau à la bouche 😉

De nombreux rebondissements professionnels ont eu lieu ces derniers mois et avec tous les remous, mieux a valu attendre que ça se calme pour expliquer clairement les choses.

La Patronne pas de changement, la clinique fonctionne bien et l’organisation est belle, donc cela permet une fois le rythme et le tempo acquis de rouler sans trop de difficultés (enfin mis à part le choc des cultures France/Québec en dentisterie, un prochain billet pour tout expliquer pour les dentistes)

Pour ma part j’ai posé ma démission en juin.

Problème de compréhension, tensions suite à l’annonce des départs des deux autres frenchies de la clinique, refus de négociation ont amené que l’on m’a proposé de signer un contrat qui ne me convenait pas ou bien de partir.
La suite coule de bon sens.

Je suspecte que cette tentative de hold-up de la part de mes employeurs était motivée par le fait qu’il savait que j’avais un permis de travail fermé avec eux et que nous n’avions pas encore fait la prolongation, ils ont donc tenté le coup  de bluff du « rentre-en-France-si-ça-te-plait-pas-ici », sauf qu’au jeu des échecs ils faut toujours voir trois coups à l’avance. Ainsi lors des débuts de pseudo-discussions stériles et sentant le vent tourner, nous avons fait une demande de permis de travail pour la Patronne : 2 mois et demi après la demande nous nous retrouvons avec de nouveaux permis temporaires, fermé pour la Patronne et ouvert pour moi ! Youpi, je peux aller travailler où bon me semble (sauf dans l’industrie du sexe… c’est écrit noir sur blanc sur mon permis !)

Aujourd’hui, je passe (beaucoup !) d’entretiens d’embauche et effectue des journées d’essai afin de trouver une belle clinique qui proposera de belles conditions. Je ne suis pas pressé de trouver, je veux quelque chose de beau ! Les propositions se succèdent et je me rends compte qu’avec de l’expérience et une personnalité facile, cela ouvre les portes des cliniques qui montent les enchères afin de proposer mieux que le voisin. Attendons que les gestionnaires s’écharpent, j’irai voir la meilleure offre !

Entre temps cet été j’ai également fait un dossier pour la spécialisation à Québec en endodontie. Qui ne tente rien n’a rien !
La spécialisation implique la reprise des études (3 ans) et un déménagement à Québec. Ainsi je serais convoqué à l’oral pour l’entretien et me retrouverais 2ème sur liste d’attente (avec seulement 2 places par promotion). Donc je ne serais probablement pas pris pour la promotion septembre 2019, mais pourquoi pas retenter l’année prochaine… en tout cas trois billet sortiront sur le périple Gatineau-Université de Laval à Québec.

Bien entendu les prochains articles parleront aussi de nos week-ends et des belles visites que nous avons eu durant l’été. Puis de nos vacances en Alberta, dans les Rocheuses Canadiennes. Que du beau pour vous faire rêver 😉

Allez, on se prépare pour les prochaines jours à avoir tous ces compte-rendus  🙂

R.

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Première Visite

La vie est faite de rencontre et de hasards. Parfois des chemins se séparent mais le destin fait qu’ils se retrouvent et se suivent durant tout leur tracé.

Le plus vieil ami avec lequel j’ai gardé contact date de nos 8 ans. Nous allons sur nos 35 ans donc ça fait un bail. Ami d’école primaire et du collège d’Amiens, ma ville natale. Ayant déménagé ensuite à plusieurs reprises, nous nous sommes perdus de vue durant 10 ans.
La magie d’Internet a fait que nous nous sommes retrouvés alors que la Patronne et moi venions d’emménager à Tours… et lui habitait aussi avec sa future femme à côté …de Tours ! C’est assez dingue cette coïncidence !

Nous avons donc repris contact instantanément et ils font partis du cercle intime des « vrais » amis. Durant nos 10 ans en Touraine, ils ont toujours été là dans les bons et les moins bons moments.
Ils ont fait partis des premiers à connaître notre projet Canada et nous ont toujours soutenus à aller au bout de nos choses.
Je pense qu’inconsciemment notre projet en a donné l’impulsion donc ils avaient besoin pour « oser » aller au bout du leur. Nomades dans l’âme, ils ont déjà entamé un tour de l’Europe à deux.
Depuis juin, ils ont débuté un tour des Amériques avec leurs deux enfants en débutant par le Québec. Et bien entendu Ottawa-Gatineau faisait parti de leur étape relai-château.

Pour suivre leurs aventures, c’est par ici :  http://sur-la-route-des-ameriques.com/

R.

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