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03 Mai 2018

…I’m leaving today
I want to be a part of it, New York, New York… »

Tant de chansons qui louent la Grosse Pomme, Sinatra en tête de  file !

En ce début mai 2018, nous avons profité d’une longue fin de semaine dans la ville qui ne dort jamais. Nous fêterons nos 10 ans de mariage dans cette ville que nous ne connaissons pas.

Départ le jeudi soir à 21h00 après la journée de travail de la Patronne. Nous ferons le trajet en deux parties. Premier arrêt à la moitié du trajet vers 1h00 du matin dans un petit hôtel sans prétention, juste pour dormir 7 heures. Les Enfants se rendront à peine compte du transfert voiture ->hôtel. Le passage à la douane se fera en 1mn45 grâce au papier vert agrafé lors de notre passage à Niagara Falls à la Relâche. Pratique !

Dodo et décollage à 9h00 de l’hôtel pour arriver vers 13h00 à New-York. Vendredi oblige, le trafic ressemble à Paris le même jour. Nous arriverons par le nord de New-York : Harlem est assez folklorique en voiture, digne du 18ème arrondissement de Paris, heureusement que j’ai fait mes armes en région parisienne donc ça passe à l’aise, mais le changement est radical versus la conduite canadienne.
Le klaxon est utilisé à outrance et gare à toi si tu es marche, les voitures te foncent dessus même si le feu est vert pour les piétons !

Notre point de chute est un bel hôtel aux abords de Central Park. Notre vendredi après-midi sera dédié aux poumons verts New-York. Zoo sans lion-zèbre-girafe et hippopotame. Promenade dans le parc et musée d’histoire naturelle. Le trajet dans les pattes et le ressenti à +35°C finiront d’achever tout le monde et la nuit sera profitable pour tous.

Demain, une nouvelle journée nous attend.

R.

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Semaine de la Relâche : 3/3. Welcome to the USA

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Le retour vers la maison se fera via la rive Sud du lac Ontario. Passage donc de la frontière. Vérification des passeports et achat d’un formulaire I-94W pour chacun d’entre nous. Son coût est de 6$US pour chaque passeport et agrafé sur chacun d’entre eux. Ce formulaire à une validité de 3 mois et doit être rendu au poste de douane lors du dernier passage vers le Canada afin qu’il soit rendu au douane américaine.  Avec le formulaire, le passage en voiture est simplifié et permet de donner une autorisation de tourisme sur le territoire US.

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Après ces formalités administratives, nous filerons donc vers Rochester. Les chutes de Niagara nous paraissent beaucoup plus joli du côté canadien, pas d’arrêt donc du côté US. Avant de quitter le sol canadien, nous ferons un petit detour dans le conservatoire de papillons des parcs du Niagara. Une petite halte d’une heure trente qui nous a permis de voir des papillons mais également de caresser une moufette apprivoiser.

Notre crochet à Rochester nous laissera 2h30 au Strong Museum of Play, et franchement il aurait mérité que nous y restions au moins le double du temps. Ce musée est une mine d’activité  pour enfants ponctuée d’expositions pour les grands. Nous y resterons jusqu’à la fermeture et la boutique souvenir rescelle de jouets des années 80/90 en état neuf.

Ensuite en route pour Syracuse. L’activité pour les enfants est le MOST, musée des sciences et de la technologie. Belle clôture de notre tournée des musées, beaucoup de souvenir dans nos têtes.

R.

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Permis de Travail Ouvert (suite et fin)

Clap de fin pour cette partie de notre aventure.

Ce ne fut pas facile, nous étions donc rester sur le permis de travail de la Patronne qui était ouvert MAIS avec une restriction dans le domaine de la santé et en contact avec les enfants.

Après avoir passé une visite médicale juste après la deuxième visite à la frontière états-uniène, nous avons dû attendre que le CIC reçoive les résultats grâce à leur système informatique. Compter 2 semaines mais avec les vacances de la construction (de fin juillet à mi août), une agente avait conseillé à la Patronne d’attendre 3 semaines. Il faut préciser qu’il a été impossible de fusionner le permis de travail ouvert (PTO) avec le compte informatique sur le CIC. Le dossier de la Patronne ne semblait pas exister dans leur fichier informatique (sigh !).
Ainsi il nous était impossible de vérifier la bonne réception des analyses de la visite médicale. C’est donc au petit bonheur la chance que la Patronne a de nouveau englouti les 3h30 de bitume qui nous sépare du centre de douane de Lacolle.
De tout façon, il fallait que son permis de travail soit changé car son emploi l’attendait le lundi qui arrivait. C’est donc la boule au ventre qu’elle se présente au guichet. Bon cette fois-ci pas d’engueulade … enfin si, juste une sur le fait de ne pas avoir pris RDV pour modifier son permis de travail… enfin bon quand on voit comment c’est impossible d’avoir une personne compétente au numéro fourni par le CIC, nous nous demandons comment ils auraient été capables de donner un RDV.

Un regard de biche et un agent accepte de contrôler le dossier.

Après de longues minutes à re-vérifier la véracité de tous les documents fournis, le douanier accepte de rééditer un PTO sans clauses restrictives… à condition de repayer son impression. Et bim, c’est reparti pour 250$. En gros nous aurons payé 3 fois pour ce ### de permis (en passant notre avocat est peut-être décédé car nous n’avons toujours pas de ses nouvelles…) mais bon l’essentiel est de l’avoir ce bout de papier !

Dans la foulée la Patronne demande des permis d’études pour les enfants, car même si ce n’est pas obligatoire, l’école dans laquelle les enfants sont inscrits nous demande un justificatif de résidence au Québec. Donc pour être définitivement tranquilles, ils auront un papier agrafé dans leur passeport respectif.

Bien entendu de nombreuses fautes seront faites sur chacun des document que le douanier tape consciencieusement durant 15 minutes chaque. Nous aurons retenu la leçon de les redemander jusqu’à que toutes les lignes soient parfaites. Et ainsi tout le monde est en règle !

La première étape est franchie, reste à se préparer pour la demande de CSQ via le PEQ… une autre épreuve de force nous attend ! Et elle débutera au 1 an de mon début d’activité au Québec, soit début septembre.

Le calme avant la tempête.

R.

‘spèce de cave… à vin

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Apporter ou pas de l’alcool quand tu fais un container ? Telle est la question !

Lors de l’estimation du cubage, j’ai enfin pu mettre un chiffre sur la quantité de bouteilles que j’avais accumulées depuis une dizaine d’année. Une bonne soixantaine dans ma tête, plus de 250 en réalité.
Pas exceptionnel mais non négligeable quand nous savons qu’il y a une taxe pour chaque bouteille importée. Le prix de la taxe reste un mystère et le mode de calcul très obscur. Qui vivra verra.

Après un tri drastique, nous décidons donc de prendre environ 130 bouteilles de vin et une dizaine de bouteilles de fort.
Le choix a été simple, nous prendrons les bouteilles qui auront une valeur supérieure à 15€ car la taxe étant appliquée à la bouteille et non à son prix, mieux vaut apporter un Château Petrus 1985 qu’une Villageoise cuvée prestige 2016 car la taxe sera la même.

De plus lors de la préparation au déménagement, une liste très détaillée doit être faite de toutes les bouteilles avec la quantité de bouteilles, le millésime, le domaine/nom du viticulteur, volume de la bouteille et le prix de la bouteille.
Grâce à Excel, vous sortirez facilement le prix total et de la cave à vin et le volume total en litre. C’est long et assez fastidieux, surtout pour retrouver les prix de bouteilles achetées il y a 10 ans, mais des sites spécialisée permettent de valoriser à la louche.

Au final les comptes seront de 134 bouteilles pour 81,75 litres de jus de raisins fermentés estimés à environ 4120€. Le fort représentera environ 11 litres pour une valeur de 330€.

5 jours avant l’arrivée du porte-container au port international de Montréal, la société de déménagement fourni les informations nécessaires afin de remplir le dossier à la SAQ en ligne ainsi que le manifeste de transport (document très important pour dédouaner vos affaires)

Vous devez créer un compte et déclarer la cave à vin avec les informations que vous avez déjà galérer à réunir donc c’est assez simple, il faudra cependant télécharger sur le site de documents tels que le manifeste, votre liste d’affaire et votre visa/passeport.
Ensuite vous attendez qu’un gentil monsieur vérifie vos documents (compter environ une demi journée) et vous passez à la caisse une première fois avec un paiement en ligne.
Pour ma cave totale d’environ 92 litres d’une valeur de 6640$, la taxe SAQ s’élève à 563$. Cette taxe est à payer avant l’arrivée du cargo.

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Ensuite lors du dédouanement à Montréal après l’amarrage du porte-container, vous devrez payer la taxe fédérale. Avec la liste ultra détaillée et tous les papiers en main, cette étape se fait toute seule : juste à attendre quelques minutes sur les sièges centraux de la grande salle de la douane de Montréal.

Et bingo ! Nous avons gagné le gros lot ! Hahaha

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Ainsi pour apporter environ 150 bouteilles, cela nous aura coûté environs 1670$ de taxe, soit un peu plus de 11$ par bouteille.

Alors la question véritable est cela vaut-il le coût d’amener des bouteilles quand il faut payer 11$ de plus pour avoir le droit de passer la frontière ?
Je pense que oui cela vaut la chandelle surtout lorsque l’on voit une bouteille de Veuve Clicquot à 70$ ou une bouteille de Bourgogne à 60$ alors que j’ai eu la même pour 15€.
De plus la SAQ exerce un droit de sélection des différents domaines sur le Québec. Il est donc quasiment impossible de trouver des petits viticulteurs indépendants comme il en existe des tonnes dans les régions viticoles de France.
Seules les grands domaines (parfois trop commerciaux) sont présents, donc si vous aimez des « petits vins », ça vaut le coup de ramener quelques flacons pour leurs faire honneur Outre-Atlantique.

Une chose est sûre : le vin français, il faut éviter de vouloir en acheter absolument ici, vous paierez le prix fort de la renommée (parfois un peu exagérée) et la distance.
Nous irons ainsi à la découverte des vins sud-américains et californiens. Grâce aux accords du common-wealth, de nombreux vins australiens inondent le marché de la SAQ. Donc de nombreuses découvertes nous attendent.

R.

 

Et votre container ?

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Deuxième et dernière (nous l’espérons) partie sur le container.

Donc notre container est parti de notre rue le mercredi 07 juin à 17h00. Pour rappel la société Direct Déménagement International avait décalé la date de chargement d’une journée plus tôt, moins d’une semaine avant alors que la date avait été fixé par eux-même deux mois auparavant (-1 point pour eux).

À la fin du chargement nous remarquons que le container est à peine rempli à moitié. Personne n’a été capable de nous donner le volume du container avant de l’avoir fermé et scellé (le volume est noté sur la porte arrière du container, mais apparemment personne n’avait l’air de le savoir, pas même la responsable de DDI que nous avons eu plusieurs fois au téléphone durant la journée de chargement). Une fois scellé et parti, des recherches internet nous ont permis de voir que le volume du container était beaucoup moins élevé que ce que tout le monde voulait nous faire croire. (-1 point pour DDI)
Nous portons donc une réclamation auprès de DDI afin de leur informer que nous pensons avoir eu un devis gonflé de plus de 20% pour le volume dont nous avions besoin.
La responsable fait mine de ne pas comprendre et après plusieurs échanges de mails, elle daigne nous envoyer une personne lors de la levée du scellé afin de vérifier nos dires (oui nous voulons sûrement les arnaquer en leur disant que nous évaluons le volume à 40 mètres cubes alors que nous payons pour 50) Ok, une personne ouvrira avec nous la caisse métallique.
Nous devons payer la totalité du transport au départ du container de la maison de France, c’est contractuel.

Lors du cubage avec la Patronne, le gars dit que les délais sont de 3 à 6 semaines. Souvent c’est 3 semaines l’été et 6 l’hiver. Notre container a fait un petit tour d’Europe car DDI nous donne un numéro de tracking afin de suivre son « avancée » le 21 juin… 15 jours pour sortir un numéro c’est de l’efficacité ! (-1 point pour eux)

Niveau délai voici le planning :

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Donc voilà, nous faisons partis des heureux gagnants du délai le plus long, voir même avec un peu de rab par rapport au 6 semaines max annoncées… whatever… (-1point pour DDI)

Une petite recherche internet permet de comprendre qu’en réalité notre container est parti le 20 juin de Montoir-de-Bretagne après presque 2 semaines d’attente au port pour se retrouver le 03 juillet au Havre… (avec petites escales en Belgique et en Allemagne)… mouais 14 jours pour avancer de 393km sur la carte, ça fait du 1,1 Km/h…nous aurions été plus rapide à tirer le container avec des chiens de traineau rachitiques en plein cagnard !

Après une fois parti du Havre, il mettra moins de 15 jours pour arriver à Montréal (une durée normale enfin !) Bien entendu DDI ne nous a absolument pas tenu au courant de l’avancée des choses durant tout ce temps et un silence radio s’en est suivi (sauf pour les règlements qui ce sont fait en plusieurs fois à cause des plafonds autorisés des banques… « Money Money Money » comme le chantait ABBA.)

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5 jours avant l’arrivée au port de Montréal, la responsable de DDI se réveille enfin pour nous mettre un petit coup de rush : « le container arrive vendredi et vous devez aller faire les démarches administratives pour le dédouaner VENDREDI MATIN sous peine de payer des frais de stockage supplémentaires »
Ça tombe bien, je suis un rentier et je n’ai absolument rien prévu vendredi, mis à part mon petit agenda rempli de 8h00 à 16h00 de patients, mais bon avec DDI nous ne sommes pas à la première journée de boulot que nous mettons sur le bas côté donc je fais annuler ma journée dans la précipitation et l’excitation.
…sauf que c’était sans compter sur la fameuse organisation professionnelle et inimitable de Direct Déménagement International… JEUDI début d’après midi (donc moins de 24h avant le dédouanement prévu) coup de fil et mail : « ah ben non, en fait le bateau arrive seulement samedi matin, donc vous devez aller dédouaner à Montréal LUNDI MATIN (et tout retard entraînera des frais supplémentaires blablabla)

UN TONNERRE D’APPLAUDISSEMENT POUR CETTE ORGANISATION SANS FAILLE ! STANDING OVATION !!! LE PUBLIC EST EN DÉLIRE !!! WOUHOUU !!! (-1point pour DDI)
Je ne cache pas mon envie de les insulter de tous les noms. De vrais amateurs, à croire qu’ils découvrent en même temps que nous comment se déroule les choses…

Nous irons donc le lundi matin à la place YOUVILLE de Montréal afin de remplir les papiers de la douane. (oui n’oubliez pas, nous sommes rentiers donc nous avons finalement rien que cela à faire de nos loooongues journées « mode ironie OFF »)
Arrivée à 9h20 nous serons dehors à 10h15. La liste détaillée de nos affaires, la liste de vin également très détaillée nous permettent de gagner beaucoup de temps et aucune questions ne seront posées sur ce que nous transportons (d’un autre côté des affaires de famille, c’est pas mystérieux).
La partie qui a pris le plus de temps a été pour le vin (un papier sur la cave à vin viendra) mais franchement avec notre poisse, nous étions partis sur le fait de devoir justifier les petites culottes Petits Poneys de la benjamine… finalement, non. 🙂

Le camion arrivera mercredi matin à 10h30, avec une arrivée préalable du responsable de DDI à 9h30 pour un rendez-vous prévue à la base à 10h00.

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Le container est ouvert avec le responsable qui admet à demi mots que « oui, il y a bien 40 mètres cube »… ils reviendront vers nous afin de donner suite à notre réclamation… à voir ce que cela donnera… nous attendons de leurs nouvelles.

Pour la suite le déchargement du container, l’équipe de bras (cassés) de déménageurs arrivera vers 11H45, car ils pensaient que le container arrivait à 11h… mouais encore une belle preuve de la communication sans faille de DDI.
De plus les déménageurs ne voudront pas remonter le jour même les meubles démontés par l’équipe de France car « ce n’est pas ce qui était prévu pour eux » sauf que le contrat stipule bien « DÉMONTAGE et REMONTAGE des meubles sauf Ikéa ». Après une tentative de faire passer des meubles Gautier pour du Ikéa, ils daigneront bien passer 2 jours après afin de finir leur job pour lequel nous les avons payé grassement… (-1 point pour DDI)

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Aujourd’hui nous sommes dans l’attente de nouvelles de DDI, mais pas besoin de faire un dessin pour dire que nous ne sommes absolument pas satisfait des services d’amateurs que DDI a pu nous prodiguer et nous déconseillons fortement de passer par eux. Nous n’avons absolument pas essayé de négocier le prix au départ en nous disant que tout travail mérite salaire, mais là nous ne pouvons pas appeler cela du travail.
Le service est déplorable, la communication inexistante et désagréable, les mails restaient sans réponse ou avec un délai d’environ 3 semaines de décalage horaire, les délais non respectés et les changements de dernière minute font que cela a été réellement insupportable de faire affaire avec eux.

Vous voulez venir au Québec avec des affaires, vous voyez le nom direct déménagement international… passez votre chemin sauf si vous aimez vivre dans le stress en payant du volume d’air supplémentaire du container à prix d’or.

R.

 

Un Petit Tour du Poteau …ou deux – the Double Flag Pole

Les enfants et la Patronne sont arrivées voilà pratiquement un mois. Depuis, il faut bien l’admettre, nous avons une vie (encore plus) mouvementée !

Enfin près des yeux et du coeur, nous ferons maintenant un bloc commun pour vivre cette aventure d’immigration.

Pour rappel, je suis autorisé à travailler sur le territoire canadien grâce à un visa de travail temporaire assez particulier : l’EIC (Expérience Internationale Canadienne) mention Jeune Professionnel. C’est un système moins connu que le PVT ou la Résidence permanente et qui permet de travailler avec un visa fermé (c’est à dire que mon visa est verrouillé avec un seul et unique employeur pour effectuer un seul poste défini au préalable).
Lors de notre entrevue l’été dernier avec un avocat, nous avions appris qu’un visa EIC permettait au conjoint d’obtenir un visa ouvert (c’est à dire libre de choisir l’employeur et de changer comme bon le semble)…

…sous certaines conditions…

Mince nous avions oublié de lire les petites lignes et avons fait aveuglement confiance à l’avocat, grand mal nous a pris !

Plusieurs relances ont été nécessaires pour réveiller l’avocat courant mai afin qu’il prenne en considération l’urgence de la situation : Madame et les Enfants atterrissent début juillet. Oui, ce serait intéressant de faire une demande de visa ouvert de conjointe pour l’activer à la douane.

Lors du passage de la police aux frontières, n’ayant pas de nouvelles de son visa et fatiguée après 7 heures assez épiques dans le vomi et un plateau repas écrabouillé dans les rangées de l’avion, la Patronne passe en cochant « touriste » sur son papier de déclaration… (ouch) petite erreur qui reviendra tel un boomerang par la suite.

L’avocat commence à se réveiller le soir de l’atterrissage pour demander quand la famille vient au Québec afin qu’il envoie les papiers pour que la Patronne fasse sa demande lors du passage en douane… merci Maitre, belle réactivité et vivacité d’esprit ! Sauf qu’elle a déjà passé la frontière.
« Pas grave, faites un tour du poteau ». Ok,  nous allons procéder ainsi… avons nous le choix d’ailleurs ? ‘pense pas.

Travaillant cinq jours semaines avec des horaires assez étalés, nous organiserons notre tour du poteau le dimanche suivant leur atterrissage (durant mon seul jour de repos de la semaine). La frontière états-uniènes se trouve à environ 1h d’Ottawa-1h30 de la maison et il existe deux postes de frontière : Cornwall ou Ogdenburg. Pile ou face… ce sera Cornwall !

Dimanche matin, nous prenons donc la voiture en famille, heureux d’aller passer 15 minutes sur le territoire des USA (première fois pour les enfants et moi que nous foulons le pays de Donald Trump) pour mieux revenir au Canada ensuite (à titre d’info à Cornwall, il y a un péage de 3$ pour emprunter le pont qui enjambe le Saint Laurent, frontière naturelle avec les USA à cet endroit du globe, donc 6$ pour l’aller retour)

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Nous revoilà donc retour au bercail avec le poste de douane de Cornwall. Nous arrivons confiant avec tous nos papiers, toutes nos lettres, tous nos documents pour cette formalité administrative… sauf que là, le monde s’écroule !
Après avoir expliqué la situation, l’agent aux frontières nous fait patienter une bonne demi-heure pour finalement nous dire que la Patronne ne peut prétendre à un permis de travail. Si elle souhaite travailler, elle doit faire une demande de permis de travail avec son offre d’emploi … et les délais qui vont avec ! Patatra, nous rentrerons donc bredouille après ce voyage fort intéressant pour les enfants, coincés pendant des heures soit dans la voiture, soit dans la salle d’attente du poste de frontière.

Appels avec l’avocat, échanges de mails, recherches sur Internet… et beaucoup de stress pour la Patronne et la clinique qui devait l’embaucher le lendemain. Une semaine passera et le dédouanement du container à Montréal (billet sur le container prochainement) ouvre une porte afin de tenter notre chance dans un poste de frontière plus fréquenté sur les conseils de l’avocat. Ce dernier nous propose également de nous accompagner car il a en main tous les documents pour prouver que Madame est admissible au permis ouvert. Sauf que … l’avocat nous posera un lapin phénoménal ! Il ne reprendra contact avec nous que trois jours après… Maitre, je pense que c’est la dernière fois que nous aurons à faire affaire ensemble. Nous n’aurons pas le courage de tenter, sans documents en main, d’y retourner en famille … trop long pour nos trois loulous.

Décision est prise pour la Patronne de faire un aller retour au poste de frontière de Montréal seule le vendredi qui suivra. Nous imprimons des tonnes de documents du CIC pour montrer qu’elle ‘pourrait » prétendre à un permis de travail ouvert. Il faut que le dossier avance. Après être rentré du boulot, je laisse la voiture encore chaude à la Patronne à 17h00, en effet nous n’avons pas encore notre deuxième voiture (billet sur la deuxième voiture bientôt).

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3h de route aller, petit tour du poteau et c’est reparti pour l’attente interminable au poste de frontière. Second passage de la frontière USA/Canada pour la Patronne en moins de 15 jours, Donald Trump va la mettre sur écoute, c’est sûr !

 

Le retour par le poste canadien est un moment assez épique. Je la raconte grâce au témoignage de la Patronne, en effet j’étais avec les enfants 200km plus loin.

Apparemment le poste de frontière est divisé en deux parties : la partie des gens « libres » et la partie des gens « non désirables ». Une salle isolée avec des vitres plexiglas stocke les « indésirables ». À 20h30, un seul guichet est ouvert et une vingtaine de personnes tentent leur chance afin d’obtenir leur précieux sésame. Après 2heures d’attente, c’est au tour de la Patronne et là ce ne sera pas une partie de plaisir. Beaucoup de reproches sont faits sur la démarche :
– pourquoi elle vient seule et non accompagné de son conjoint ? (heureusement qu’elle avait en main le papier de la douane américaine qui prouve que nous avons fait le tour du poteau en famille 12 jours avant)
– pourquoi elle n’a pas fait une demande de permis fermé ? (ben l’avocat avait dit.…)
– pourquoi elle a coché touriste sur sa déclaration de douane il y a 3 semaines ? (sigh…)
La Patronne sera passée sur le grill pendant un certain bout de temps et le douanier va tout vérifier (site internet des cliniques dentaires, offre d’emploi,  notre passé, notre présent et même notre futur !) en restant aussi aimable qu’une porte de prison.

Alors attention, pourquoi autant de haine ? Nous avons la réponse : si la demande avait été faite avec les Enfants et Madame en France, elle n’aurait pas eu le droit au permis de travail.
Or la demande est faite à partir du territoire Canadien, donc elle a le droit au permis ouvert ! Bizarre et compliqué, mais les agents de douane pensent donc que nous avons menti et triché sciemment afin de forcer au permis ouvert… fichtre ! Dans nos maladresses administratives, nous avons réussi à franchir le cap de statut de touriste à celui de travailleur temporaire. Bon an mal an !

Ainsi le douanier se voit obliger de donner un permis ouvert à la Patronne, d’autant plus qu’elle a en main une offre d’emploi. Sauf que pour ne pas donner ce permis aussi facilement, il décide de restreindre le permis en excluant le domaine de santé (sigh) tant qu’elle n’aura pas passé une visite médicale.
Tant pis un peu de temps perdu mais nous avançons à grands pas dans la régularisation de la situation de la Patronne ! La visite médicale est programmée quelques jours plus tard. To be continued.

Petite aparté pour les enfants : étant scolarisé en primaire, un permis d’étude n’est pas obligatoire, par contre à partir du secondaire (âge du collège pour la France) il en faut un, donc si les enfants avaient été plus grands, ils nous auraient été impossibles de les inscrire à l’école avant d’avoir obtenu les visas pour toute la famille !

R.

Chalut, Chat va ?

Amener un chat n’est pas une chose si difficile que ça.

Dans un premier temps, nous pouvons penser face à l’interdiction d’amener sur le territoire canadien des choses si futile telles qu’une pomme ou bien du saucisson terroir qu’amener un animal relève de la mission impossible… que nenni !
Il faut savoir qu’amener un chat ne nécessite que d’une seule chose : un vaccin antirabique et … c’est tout !
Les douanes demandent un certificat qui est en fait le passeport européen pour animal de compagnie.
Cela coûte environ 16€ à faire par le vétérinaire et avec le vaccin, j’ai dû en avoir pour une soixantaine d’euros.

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Le vétérinaire m’a demandé d’aller faire légaliser par la suite le passeport auprès de la Direction Départementale de la Protection de la Population. Je ne suis pas certain que cela soit obligatoire absolument, dans le doute rendez-vous est pris pour y faire apposer le tampon du ministère de l’agriculture contre-signé par le vétérinaire officiel du ministère.

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Petite anecdote, pour pouvoir se déplacer en Europe, il est demandé de faire le vaccin antirabique 3 semaines avant de déplacer l’animal. L’injection de notre minette a eu lieu 2 semaines et demi avant notre vol. La DDPP a eu peur que les douanes canadiennes ne laissent pas l’animal entrer avant le délai d’activation du vaccin.

Sur le site gouvernement canada (www.inspection.gc.ca) il est bien noté qu’aucune quarantaine n’est imposé au chat, les chats n’ont pas besoin d’un certificat de bonne santé et qu’ils n’exigent pas de délai entre la vaccination et l’importation de l’animal. Nous verrons bien arrivés là bas si le douanier va me demander d’attendre les trois semaines complètes de délai.

Pour emmener son animal en soute, il faut appeler le numéro d’Air Transat afin de lui prendre un billet d’avion. La personne demande le nom et la date du vol associé au trajet de la personne qui trimballe le chat. Moyennant 275$CAD, la place est réservée en ligne et quelques jours plus tard, le billet électronique arrive sur la boite mails.

À noter que pour voyager avec un animal en avion, il faut avoir une caisse de transport respectant les normes IATA. Une caisse vissée avec une taille minimale pour l’animal (le site officiel ici). Nous avions déjà une caisse IATA pour notre chienne quand nous nous déplacions en voiture, la minette aura donc une caisse XXL pour son voyage.

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Lors de l’enregistrement des bagages, l’hôtesse fait remplir un document qui sera scotché sur la caisse (dernière fois que le chat a bu et mangé, vaccin et renseignements sur l’adresse d’arrivée etc).
Le chat est ensuite déposé sur le tapis hors-format où des lanières scellées sont mises autour de la caisse pour empêcher toute ouverture ou tout échange d’animaux.

Après c’est parti pour 10 heures sans nouvelles de la bête 🙂

A l’arrivée, le chat est déclaré au préalable au poste de frontière (je n’oublie pas de mentionner également qu’il y a des croquettes dans la caisse avec le chat… au cas où).
Un beau numéro 61 en rouge sur la fiche laisse prévoir un passage au poste secondaire.

La minette arrive au hors-format, tapis numéro 10 de l’aéroport de YUL. C’est parti pour le poste de douane. Un type  l’air un peu blasé me prend le passeport du chat, regarde rapidement dans la caisse, tamponne deux papiers, rempli un document et me donne une facture de 34,49$CAD  pour les frais d’inspection. Un guichet permet de payer 10 mètres plus loin et nous revoilà sortis à Montréal !

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Isabelle nous fait le taxi pendant 2 heures et la minette dort durant tout le trajet !

Donc les douanes canadiennes sont plus cools avec les chats que l’union européenne. Les chiens également ne semblent pas être très compliqués à importer, cependant cela semble être un peu plus contraignant au niveau des vérifications à la douane. Vérifier sur le site internet d’inspection canada pour être sûr d’être dans les clous ! Il y a une liste de toutes les bestioles et les procédures demandées.

Aujourd’hui, notre minette est officiellement Québécoise.
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R.