Back in time

Plus d’un mois que nous n’avons pas publié de billet. La vie tourne à cent mille à l’heure et avoir à gérer nos double-vies de chaque côté de l’océan nous a pris énormément d’énergie.

La maison en France est vendue, nos cabinets dentaires sont vendus, plus rien ne nous appartient en France. Juste des souvenirs et nos familles/amis.

Changer de rythme, changer de repère, changer des habitudes, sortir de la zone de confort, changer tout simplement de quotidien reste un défi de tous les jours.

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Les enfants ont eu leur quinze jours de vacances après avoir fait un démarrage dans un nouveau système scolaire de presque 4 mois sans pause. Étrangement, ils tiennent bien la cadence et ne semblaient pas sur les rotules arrivés dans les dernières semaines de classe. Les tranches horaires sont spéciales car ils suivent un enseignement trilingue et ont donc des heures supplémentaires par rapport au programme régulier. École de 8h30 à 16h00 pendant 5 jours, avec en plus des clubs en fin de journée ou sur la pause de midi pour combler un maximum leur retard dans les langues.

20171215_164353.jpgAu bout de 4 mois, le Grand qui est en 3ème année (CE2) rattrape son retard en espagnol à l’oral et à l’écrit (vs ses camarades qui en font depuis au moins 3 ans). Les débuts en anglais sont plus difficiles, nous ne pratiquons absolument pas l’anglais à la maison ainsi à l’oral il est un peu timide mais commence à comprendre la totalité de ce qu’il lui est dit.
Le Second se balade et est à l’aise dans toutes les matières, il est vrai qu’il a des facilités d’apprentissage et qu’il commence sans retard par rapport à ses camarades.
La Benjamine en préscolaire 3 ans parle un peu espagnol et anglais. De vrais éponges à cet âge. Le plus drôle est de les entendre parler espagnol entre eux lorsqu’ils jouent ensemble à la maison.
Les trois ont leurs bandes d’Amis, il ne leur aura fallu que quelques semaines pour se faire leur nid. Les Enfants restent un des meilleurs boosts d’intégration sociale.

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La Neige s’est invitée en belle quantité à la mi-décembre pour le plus grand bonheur des Enfants (et le plus grand malheur de notre Minette !). Ils passent leur récréation à se construire des fort de neige dans la cour d’école. Ils ont bien intégré le fait de mettre les couches successives et tous les accessoires  afin de couvrir le moindre centimètre carré de leur peau. Jouer dehors reste possible mais rien ne doit être laissé au hasard des courants d’air.

La vie de tous les jours restent rythmée par le travail et les Enfants. Qu’il neige ou pas, les trajets en voiture, les courses, les devoirs, rien ne s’arrête à cause d’une petite bordée de 25cm de neige. Il faut avouer que d’avoir des places de garage et des démarreurs à distance permet de mieux vivre l’Hiver. Après la conduite sur Neige s’apprend : ne pas piler comme un con, le regard loin devant et pas de virages brusques, ça devrait bien se passer.

Screenshot_20171227-135517.pngDurant la fin décembre il y a eu des températures glaciales durant plusieurs jours. Un froid qui touche tout l’Est du continent américain, les infos en parlent de Québec à la France en passant par New-York. Cela impressionne beaucoup de voir -35°C ou -42°C sur les thermomètres mais en toute sincérité cela reste vivable, le tout est d’être couvert en conséquence en cas de balade prolongée en extérieur. -15°C ou -35°C c’est kif-kif, tu gèles sur place si tu n’as pas tes mitaines (gants) et ta tuque (bonnet).

Les maisons, les supermarchés, les voitures, tout est chauffé à 24°C donc il est possible de passer la journée au chaud en traversant la barrière des températures négatives que quelques secondes tout au plus.

 

 

Pour les fêtes de fin d’année, nous avons entamé un aller/retour éclair en France. Ce voyage n’était pas prévu initialement dans le programme mais la maladie de mon Papa nous à pousser à casser la cagnotte, afin de ne pas regretter, au cas où.

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C’est parti pour un périple de 9 jours, avec plus de 1200km à faire et une moyenne de 3 heures pour chaque personne que nous croiserons sur le vieux Continent. Bien entendu, nous passerons plus de temps avec nos Parents. Cela restera un marathon et des vacances épuisantes. Durant tout notre voyage nous aurons la brillante idée de presque rester à l’heure québécoise, ainsi les Enfants seront couchés entre minuit et une heure du matin, ils profiteront des fêtes au maximum et encaisseront moins le décalage horaire du retour. Le temps file et ne fait pas de pause, il faut rentrer. Bye-bye la France.
Un bon coup de Blues au retour, surtout pour la Patronne. Pas facile de laisser les proches qui grandissent et qui vieillissent de leur côté.

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À notre retour, plus de 70cm de poudreuse nous attend dans le jardin. Cela devient une réelle expédition polaire pour aller en bas du jardin au bord de la rivière et remonter à la maison. La luge est de sortie et nous entamons le début de la création de la piste de glissade de la mort.
Nous inviterons nos voisins digne de Desperate Housewives à venir partager la galette des rois pour l’Épiphanie, une tradition peu connue ici. Un franc succès. Une agréable après-midi avec des personnes bienveillantes.
Les vacances se terminent doucement, 2018 nous voilà !

R.

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La boite à sardine

Début juin, nos affaires sont partis dans un container. Il y a eu le avant, pendant et le après.
Avant, il a fallu faire le tri. La Patronne travaille d’arrache-pied depuis des mois pour trier, benner, vendre sur Leboncoin toutes nos affaires. Presque 10 ans que nous avons la maison, 10 ans qui ce sont accumulés dans toutes les pièces et les recoins perdus. Nous avons réservé avec Direct Déménagement International un container de 50 mètres cube. Oui c’est gros, c’est volumineux, c’est le prix pour amener avec nous nos souvenirs et les jouets des enfants.

La date est fixé plusieurs semaines à l’avance pour pouvoir nous organiser au niveau du boulot, 2 jours pour déménager et mettre dans le container… sauf que c’était sans compter sur les surprises de DDI. 5 jours avant la date prévue, DDI décide d’avancer le déménagement de 24 heures… nous trouvons cela très peu professionnel venant de la part d’une boite de professionnels justement.

Aucune possibilité de rester sur la date prévue, nos boulots en pâtiront, tant pis… vu le prix que nous payons, nous trouvons cela très moyen. DDI ne fera aucun geste commercial et l’interlocutrice est… comment dire… très peu compatissante. Le cartonnage et le tri de nos affaires prennent du temps, beaucoup de temps. Avec les boulots, les enfants, les amis à voir et les anniversaires à organiser, nous sommes dans le rush complet.
La moitié de la maison sera mise en cartons, l’autre moitié sera donnée, vendue, jetée. Les cartons commencent à remplir les pièces.

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Le jour J, une équipe de déménageurs (les bretons) débarque afin de démonter et protéger les meubles, emballer la vaisselle et le fragile. En une journée, tout est prêt à être rangé tel un Tetris dans le container.
Le salon se transforme en véritable labyrinthe de cartons géants, un cache-cache s’organise bien évidement grâce aux enfants, une vraie aire de jeux dans la maison.

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Le lendemain, le container arrive sur un camion : nous aurons un 67,7 mètre cube, énorme le machin ! Les déménageurs entassent pas moins de 251 colis (caisses de cartons et meubles emballés) en moins de 2 heures. Il est 16h00 quand nous voyons nos affaires partir. La maison est vide, nos biens les plus chers à notre coeur viennent de prendre la route.

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Le jour d’après et les suivants seront sous le signe du camping. Un mois de camping pour la Patronne et les enfants. Moins pour moi car je décolle 5 jours après. Les lits sont transformés en matelas gonflables pour les garçons. La benjamine a la chance d’avoir un lit emprunté auprès d’amis, donc elle le gardera jusqu’au bout de cette étape  « camping ».
Assiettes en carton, couverts en plastique, poêle à cuisiner de 12cm de diamètre… nous vivons avec les affaires de second choix, mais c’est pour mieux rebondir.

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La Patronne videra toute la maison alors que je remplirai notre nouvelle demeure outre-atlantique. Elle fera tout toute seule en plus de s’occuper des enfants et clôturer sa vie professionnelle… la Patronne est une femme unique et merveilleuse.

Fier d’être marié à elle.

R.

Déni de départ

Marrant de voir que les gens réagissent presque tous pareil. Dans un premier temps l’annonce de notre projet, avant même d’avoir un départ concret, donne comme un coup de massue aux proches.
Difficile d’encaisser, de comprendre pourquoi, de saisir à cause de quoi, ou tout simplement s’imaginer faire pareil. Le temps des justifications débutent et à chaque fois les « pourquoi partir ? » « c’est mieux là bas ? » etc etc durent des mois et des mois.

Ensuite il y a comme une résignation, une habitude sur le fait que nous allons partir. Donc on nous en parle souvent (trop même), nous avons l’impression que notre projet efface toutes les autres choses de notre vie et de celles des autres.
L’idée de notre départ reste abstrait et une projection d’un futur relativement éloigné.

Cependant cette phase de résignation semble perdurer autour de nos proches, même à quelques semaines de notre départ. Nous faisons notre tour de France et lors des « au revoir » presque personne ne semble saisir que nous faisons un tour d’adieu.
Les gens ne percutent pas que nous nous voyons sûrement pour une dernière fois avant notre départ. Des questions comme « Mais on va se revoir avant votre départ ? » « Ah mais tu pars quand déjà exactement ? » « Ça va, vous avez encore un peu de temps »…

Non, le départ approche et nous avons dû mal éduquer notre entourage à toujours faire l’effort de nous déplacer pour voir tout le monde (malgré les enfants en bas âge et nos plannings professionnels à des années lumières des 35 heures et des 5 semaines de congés payés). Il doit paraître normal de nous voir débarquer pour une journée et demie.

Voilà, nous partons et notre départ ne semble pas si proche pour les autres. Nous sommes totalement débordés et paniquons à l’idée de voir la date fatidique s’approcher. Les autres ne prendront conscience de notre départ que le jour où nous aurons traversé l’océan.

Une autre partie commence à se réveiller « oui, je pars dans deux semaines et demi »… »QUOI ?? mais on doit se voir avant ton départ »…
Sur le principe oui, nous allons venir vous voir, mais franchement trouver du temps pour voir tout le monde individuellement, ça ne va pas être possible, surtout que nos cartons ne sont pas finis… Mais là encore les autres ont du mal à se projeter et à comprendre que nous avons pleins de choses à faire, donc il va falloir à un moment fermer le google agenda et dire que non, il n’est plus possible de se voir avant le départ… tant pis !

Notre départ va se dérouler en deux étapes : je retourne mi juin à Gatineau avec le chat pour préparer et tout peaufiner avant le départ de la Patronne et des enfants.
Mon boulot au Québec a besoin de moi, et mon départ en France n’avance pas beaucoup auprès de mes associés. Trois mois déjà que j’essaie de discuter et d’arranger la situation, ça traine des pieds et personne ne semble paniquer. Je partirai donc et nous nous mettrons face au mur pour réagir.
Mon coeur est resté au Québec et il me tarde d’y retourner. Notre ancienne vie nous use et nous sortirons abattu après l’avoir clôturée. Il faut tourner la page, même si certains voudraient ne pas modifier le cours des choses.

Demain est une nouvelle journée avec pleins de rendez vous, pleins de choses à faire, pleins de mails à envoyer… un pas de plus vers notre nouvelle vie, il nous tarde de le faire.

R.

Tourbillon de la vie

Depuis un mois, nous ne voyons plus le jour.

Difficile de se trouver ne serait-ce une heure pour se poser et souffler un peu. Normal, nous partons dans peu, très peu.
Le déménagement doit être organisé (même si Direct Déménagement semble avoir des problèmes pour définir une date moins de deux mois avant , histoire de faciliter notre organisation au niveau de nos plannings personnels et professionnels…)
Donc début juin le container partira, il faut tout empaqueter, après plusieurs trajets à la déchetteries nous commençons à réussir à réduire notre volume à embarquer. Ouf ! mais cela ne fait que commencer !

Les voitures devront être vendues… mais quand ? nous avons environ 12 week-end de prévus avant de partir et ceux-ci dans toute la France afin de faire notre tournée d’adieu (mieux que la tournée de Johnny Halliday)… donc difficile de passer le pas de les mettre en vente car si elles partent de suite, nous devrons faire du stop pour tous nos trajets !

La maison n’est pas vendue. Avec les élections présidentielles en France, la vie s’est arrêtée. Depuis dix jours plus de visites, rien, néant. Les gens attendent de voir les résultats pour savoir si ils resteront en France encore pour 5 ans ou si ils partiront. Quand nous voyions combien il faut d’énergie pour immigrer, il faut savoir que ça ne se fait pas en 3 mois ! Donc nous resterons patients. Ça va le faire grave 😉

Mon cabinet dentaire reste la plus grosse énigme : mes associés semblent apeurés par l’idée que je les quitte et du coup ça traine en longueur car la technique de l’autruche permet de camoufler le problème de mon départ… sauf que la date fatidique s’approche, donc tout va se faire à la dernière minute… comme d’habitude.
Actuellement je suis en train de me séparer de mon assistante dentaire, pas facile pour le moral. Pas facile en tant que patron de prendre les décisions.

Administrativement et fiscalement, c’est lourd d’être en France. C’est lent, ça met trois plombe, les comptables sont débordés et ne répondent pas aux mails… à s’arracher les cheveux et à se faire un ulcère pour les dix prochaines années !

Nous avons commencé à voir nos proches et il est vrai que ça devient ennuyeux de devoir répéter à chaque fois la même chose aux gens. Oui nous avons peut être une maison. Oui nous partons début juillet. Non nous n’avons pas encore inscrit les enfants à l’école (nous attendons de savoir où nous habiterons avant, logique non ?). Oui c’est chaud de tout trier. Non nous n’emmenons pas les voitures. Oui les grands parents seront loin des enfants. Non nous n’allons pas mourir de froid l’hiver. Oui nous avons hâtes d’y être. Non nous ne fuyons pas la France.
Mais bon c’est le jeu, la date est fixée, l’entourage comprend (enfin !) que c’est sérieux et que nous partons pour de vrai.

Je finirai ce billet d’humeur par une réflexion d’un ami d’association : « vous faites chier avec votre projet, car vous mettez tout le monde face à sa propre vie et le questionnement de « le ferions-nous à leur place ? » »

R.

Douche froide

Le retour à la réalité a été d’une extrême violence. Nous savions que revenir temporairement au travail serait dur, mais de là à miner autant le moral, non.

Revoir la Patronne et les Enfants a été le meilleur de ce retour. Enfin rentré. Enfin réunis. Le rythme que nous avions à 5 se replace tranquillement et tout se recale, la Benjamine a grandi et parle avec des « vrais » mots. Les Grands sont heureux et vérifient que Papa ne repart pas seul.

Par contre, au boulot, le coeur n’y est vraiment plus. D’autant plus que l’accueil par mes associés a été glacial, voir même pire que les -35°C qu’il y a eu cet hiver. Indifférence, jalousie ou individualisme, je ne sais pas ce qui a motivé cette attitude. L’avenir nous le dévoilera peut-être.
Tant pis, ma vie ne les intéresse pas, la leur non plus. Nous avancerons ensemble en famille et nous nous délesterons des connaissances qui ne valent pas plus la peine que cela.
De plus ma remplaçante a eu une activité assez « particulière », à la limite de la légalité vis à vis du fisc et de notre contrat qui nous liait. Je ne jugerai pas, seulement la nouvelle assistante qui m’est rattachée est devenue très amie avec cette remplaçante, donc je ne partage absolument aucune chose avec elles tant que les comptes et la situation n’auront pas été éclaircies.
L’ambiance au travail est morne et la tête est restée au Québec. Les patients sont prévenus de notre projet de départ imminent. Tous le sentaient venir, tous comprennent, beaucoup regrettent cette décision mais nous souhaitent de passer le cap.

Quelques Skypes avec mon assistante québécoise remettent un peu de baume au coeur et permettent de la présenter aux personnes qui accompagnent notre vie ici, sur le vieux continent. L’accent fait du bien, les expressions, la vie, tout fait du bien. Nous y serons bientôt.

Demain la Patronne part en expédition pour passer des entretiens et des visites de maison à Gatineau. En fin de semaine, nous aurons notre date de départ. Enfin, le bout du tunnel ! La route est encore semée d’embuches et de difficultés jusqu’au billet d’avion aller-simple mais d’avoir une dead-line regonflera le moral morose, c’est certain !

R.

Trace une ligne d’un point A à une point B

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Allez, ce week-end sera une fin de semaine fou-fou-fou ! Décollage vendredi soir et retour en Terre Québécoise le lundi dans l’après-midi… sauf que c’est sans compter sur ma chance dans les voyages ! (la fameuse scoumoune)

Récit en plusieurs actes.

L’arrivée en France se fait sans encombres, seule la nuit reste difficile  car le vol est ponctué de quelques perturbations qui obligent le service de repas à être à plusieurs reprises  interrompu. Le service traine et la nuit est réduite à quelques heures (3 pour être précis) donc la journée du samedi tourne au ralenti. Ça fait un bien fou de revoir la Patronne et les Enfants. Ils pètent la forme et les jours vont passer à une vitesse grand V.

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Le trajet de retour sera beaucoup plus mouvementé. Déjà rien que le réveil à  9h00 pour partir à l’aéroport CDG à 10h30 est une torture à lui tout seul. Emerger de peu de sommeil est un tour de force après un laps de temps si court d’adaptation au Jetlag.
Départ pour l’aérogare 2A. Sytadin annonce  des voies  vertes partout. Avec les vacances scolaires et le lundi de pont de la toussaint, pas besoin de paniquer.
Sauf que… un accident est annoncé à 8km de l’arrivée… Fichtre ! Vingt minutes de perdues (un objet ressemblant à un panneau de signalisation d’environ 10 mètres de  long se trouve à moitié accroché sur  un  poteau et à moitié sur 2 voies  de l’autoroute)
OK, le timing se resserre mais on reste bon !

Sauf que… une file d’attente de 100 mètres patiente gentiment devant les guichets d’Air Canada… le vol est « retardé » à cause d’un incident technique lors du dernier décollage… re-Fichtre ! Ils finissent par annoncer 3 heures de retard et la file d’attente commence à entrer en mouvement.

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Sauf qu’en… arrivant devant le guichet, l’hôtesse m’annonce qu’Air Canada nous offre un repas de 12€ au MacDo (beurk), Starbuck (trop loin) ou chez Paul (Bingo !) et qu’il faut revenir  à 15h30 pour avoir plus d’informations sur le retard (en lui demandant si il y a un risque d’annulation, elle me fait comprendre que le vol n’est pas assuré à 100%). Bon OK, allons manger alors.

Sauf que… quand j’arrive dans la file d’attente de chez Paul, les agents de sécurité s’excitent car il y a cela au milieu de la file….

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Bien entendu la valise n’appartient à personne, alors ils décident de boucler cette partie de l’aérogare et ferment la boutique Paul. Fichtre ! Bon, filons au Starbucks et installons nous pour attendre ces 2 heures avant d’avoir des nouvelles…

Sauf que… finalement après 2 heures d’attente, la compagnie nous annonce  que le vol est annulé ! Fichtre ! Je  ne  pourrai pas bosser demain alors car ils ré-affrètent un avion mais demain à 8h30. Donc le jeu de la file d’attente continue afin de savoir dans quel hôtel je suis placé.
Arrivé sur place, après avoir refait la queue pour obtenir ma clef, j’arrive enfin dans ma chambre pour cette courte nuit. Oui, forcément lorsqu’on décolle à 8h30, il faut y être pour 5h30 !

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Bon, la guigne va peut être finir par arrêter de s’acharner. Le repas est bien sûr offert par Air Canada et nous rigolerons bien avec les autres convives à table. Direction dodo, va falloir récupérer des dernières nuit relativement courte, en passant une autre nuit encore relativement courte !
En gros 2 heures de sieste, puis 3h de sommeil  pour tenir jusqu’au décollage le lendemain…qui sera retardé de 90 minutes (on n’est plus à ça près !)

Retour sur le continent américain. C’est drôle car je suis si triste de quitter ma Patronne et mes Enfants, mais je suis tellement heureux de me retrouver au Québec. La vie est différente, l’accent me manquait déjà au bout de 2 jours. Une certaine quiétude et  douceur de vivre rendent l’existence plus simple. Pour la petite histoire, lorsque j’attendais l’embarquement pour aller à Paris le vendredi soir, 2 personnes me sont passées devant dans la file pour acheter un snack à l’aéroport… forcément 2 français… sincèrement, j’ai eu honte, honte d’être français, honte de devoir demander de retrouver ma place dans la file d’attente. J’ai préféré changer de boutique, sans rien dire… de peur d’être pris pour un français… comme eux… Triste France, lorsque tes natifs ont honte de toi chez les autres.

La vie est douce

La semaine dernière c’était la mise en place de la mission aller/retour pour 36 heures.
L’aller en avion permet de vivre une nuit courte de 3h30 de sommeil, le soleil se couche au décollage et se lève avant même d’arriver sur le tarmac de Roissy-Charles-de-Gaulles.

Le week-end fut très court mais intense : revoir les loulous et la patronne, voir la famille, tant de personnes qui nous encourage et qui nous pousse à aller dans ce projet un peu dingue mais si excitant ! Le jetlag ne fut pas si dur car du coup avec le mariage nous nous sommes couchés et levés tard, donc dans le bon sens pour moi. Par contre la première nuit dans l’avion laisse des stigmates le samedi matin, quand nous allons à l’hôtel et à l’église la fatigue se fait sentir.
De manière générale, ça a valu le coup de faire le détour ! 😉

Le retour pour le Québec, il faut s’insérer dans les files d’attente à la française et l’avion suivra le soleil dans sa course vers le crépuscule.

Cette fois-ci le passage à la police des frontières est très différent : 20h30 atterrissage, passage de la frontière à 21h00… zéro file d’attente 🙂
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Pour se faire une idée, le 05 septembre lors de mon arrivée, tous les rubans étaient noirs de monde ! Pour le coup, je passe directement au bureau de l’immigration après avoir expliquer à l’agent que mon Visa temporaire comporte une erreur de date.

Le type qui m’appelle au département immigration est très sympa (denrée relativement rare  dans ces bureaux du Québec) et me re-édite mon visa sans poser trop de souci 🙂 Mission accomplie, j’ai un Visa qui court jusqu’à septembre 2018 ! Yes ! Le tir est rectifié sans encombre. Mon NAS sera modifié quelques jours plus tard afin d’avoir un numéro d’employés jusqu’à septembre 2018.

Le lundi est off, donc je commence une première expedition dans le parc de la Gatineau après avoir été faire quelques courses et décider d’écouter ce qu’un panneau sur le stationnement (parking) de l’épicerie (supermarché) me suggérer.

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Bon ok, je ne passerai pas ma journée à glander… dommage 😉

Le parc de la Gatineau s’étend sur plus de 350km carré, il y a des randonnées à faire avec plusieurs niveaux de difficultés, à pied ou à vélo, à ski de fond ou en raquette, ça dépend de  la saison.
Je me lance dans les deux balades les plus convoités, mais qui reste quasiment vide vu la saison et le jour : le lac Pink (du nom du découvreur du site) et le mont King (désolé pas de photo pour ce mont car mon téléphone était en rade). Deux promenades qui dureront une heure trente chacune environ, accompagnées d’écureuils et de sérénité. J’y retournerai très bientôt car j’ai envie de les refaire avec les couleurs feux de l’été indien, la plus belle des saisons icitte parait-il.

R.

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Lac Pink