Tranche de vie, l’été des indiens

20170923_062641

Lever, douche, café/thé, boites à lunch. Le rythme est en place. L’Hiver prend sa place. Beaucoup de rencontres, des fins de semaine bien remplies, finalement d’avoir tout repris de zéro à 6000km de nos anciennes vies ne nous aura pas forcé à nous replier sur nous même.

Le travail, le voisinage, l’école des enfants, les formations professionnelles, tout contribue à nous faire voir de nouveaux gens. En France, nous trouvions que nous n’arrivions pas à voir assez souvent les amis comme nous le souhaitions. Finalement au Québec ça se reproduit : peut être que nous pourrions avoir des journées de 30h, ça nous permettrait d’en profiter pleinement ! hahaha

Le bilan de cette première saison passée en famille ici est très positive, les Enfants adorent et ne regrettent pas leur ancienne vie. Nous, parents, trouvons le rythme éreintant mais sommes conscients que nous en avons encore pour plusieurs mois comme cela avant de réussir à tout équilibrer comme dans notre vie « d’avant ».

Prochaine étape, la saison des neiges. Les Enfants l’attendent de pied ferme.

R.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

MosaïCanada 150

20170826_115259

Hiver comme été, le parc Jacques Cartier situé à Hull est un des sites le plus prisé pour les expositions ou manifestations diverses organisées par la ville de Gatineau.

Cet été, le parc a accueilli pour les 150 ans du Canada une exposition florale qui fut surprise par son propre succès. Tout le monde de notre entourage a été faire une visite.
Objectif de 800 000 visiteurs pour la fin de saison en octobre qui sera atteint fin août. Parcours en serpentin dans le long du parc, pas moins d’une trentaine d’oeuvres florales en l’honneur du Canada et de la relation horticole privilégiée avec la Chine. Ça flatte l’oeil et permet de se dégourdir les jambes en ville.

http://www.mosaicanada.ca/

R.

20170826_113819

 

Parc de la Gatineau

IMG-20170814-WA0000

Après avoir arpenté les sentiers en solo l’automne dernier, c’est en famille que nous refaisons les chemins cet été.
Partir à l’aventure et en exploration, une activité que les deux grands affectionnent particulièrement. Même la benjamine joue le jeu, avec une endurance moins élevée normale pour une aventurière de 3 ans.

Les sentiers ne sont pas forcément les plus faciles et les enfants parcourent 20% du trajet supplémentaire en zigzaguant, mais écouter les bruits des animaux, observer la faune et la flore leur donne une énergie sans limite. Nous en prenons pleins les yeux.
Une saison se termine, la prochaine pointe le bout de son nez et nous donnera de nouvelles gammes de couleurs.

R.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Aller sans retour

La journée interminable s’est déroulée hier.  Lourde en émotion.
Hier matin l’avion partait vers midi, il fallait donc partir dans la matinée de la maison de mes parents en région parisienne, maison de mon adolescence et de ma vie estudiantine. Maison dans laquelle je passerai ma dernière nuit sur le territoire français avant de prendre mon avion avec billet aller sans retour.

Au petit matin, une bien triste nouvelle. Un des chiens de mes parents est mort dans la nuit. Trop jeune pour que nous nous y préparions, ma maman est dévastée. Ses chiens occupent une grosse partie de sa vie et un de ses enfants traverse le globe pour continuer sa vie. Nos adieux seront lourds et remplis d’émotions.

Mon papa m’amène à l’aéroport, terminal 3 CDG. La compagnie sera Air Transat car les allers simples sont raisonnables (versus Air Canada et Air France qui se foutent littéralement de la gueule du monde) et avec l’Option Plus (52€) il y a possibilité d’avoir un deuxième bagage en soute.
Je débarque donc avec le chat dans une cage pour gros chien (un duplex pour la minette), un bagage à main de 12kg, un sac à dos blindé et deux bagages en soute de 23kg. En réalité ils étaient à 24,7kg et 25,1kg, l’hôtesse du comptoir ne m’a pas fait payer le supplément car elle a dû me trouver sympathique avec mon chat de 3,7kg dans une caisse pour labrador.

20170612_102442

Le voyage se passe sans encombre, un staff de musicos se trouve autour de moi dans l’avion pour aller au Francofolies de Montréal (les Ogres de Barback et les Hurlements d’Léo) l’ambiance est cool et détendu, ça change des vieux retraités qui râlent parce qu’ils ont mal aux jambes dans l’avion.

L’arrivée se passe bien : les agents de la douanes sont sympathiques et souriants (si si je vous jure) : une agent en formation tamponne les papiers et l’agent qui la supervise est très sympa : je déclare tout de mes bagages, même les CDs de musique donnés par mon groupe juste avant mon départ, car je pense être bon pour la fouille « intégrale » avec mon passage au SAS n°2 des douanes pour le contrôle du chat.

Les bagages arrivent en premier avec l’option plus et j’attends le chat un bon quart d’heure au niveau du tapis « hors format ».

Un beau chiffre 61 en rouge écrit par la jeune agent sur mon papier de déclaration et je suis bon pour  passer la fouille, finalement le second contrôle se passe bien : j’ai les papiers en règle pour le chat, donc l’agent ne prend même pas la peine de regarder dans la cage et se contente d’un coup d’oeil à travers la grille de la cage de transport.
Il m’édite une facture d’environ 35$CAD pour le dérangement que je vais régler à la caisse des douanes puis 7 minutes plus tard me voilà dehors ! A peine 3/4 d’heure entre l’atterrissage et la sortie de l’aéroport 🙂

Isabelle m’attend depuis 10 minutes, elle a acheté une litière et de la nourriture pour chat, la minette est calme, les 10 heures de voyage l’ont un peu mise KO. Deux heures plus tard, nous arrivons chez Isabelle et son chum où je passerai la soirée et la nuit avant de récupérer ma van et les clefs du « château » qui nous attend.

C’est drôle car en décollant et en revenant là où tout avait été mis en suspens il y a 3 mois, je n’ai ressenti aucune nostalgie, aucun pincement au coeur de quitter mon pays natal avec un aller sans retour, de voler vers une nouveau continent.
En réalité, ce sentiment je l’ai eu en septembre dernier, lorsque j’attendais dans la salle d’embarquement pour partir vivre mon premier jour de travailleur qualifié. C’est ce jour où j’ai dit au revoir à la France, c’est ce jour que je suis parti pour de vrai.
La Patronne et les Enfants diront au revoir lors de leur prochain voyage, nous devrons être conscient de ce décalage dans le temps pour l’intégration de chacun.

Me revoilà à Gatineau, continuons de vivre.

R.

Déni de départ

Marrant de voir que les gens réagissent presque tous pareil. Dans un premier temps l’annonce de notre projet, avant même d’avoir un départ concret, donne comme un coup de massue aux proches.
Difficile d’encaisser, de comprendre pourquoi, de saisir à cause de quoi, ou tout simplement s’imaginer faire pareil. Le temps des justifications débutent et à chaque fois les « pourquoi partir ? » « c’est mieux là bas ? » etc etc durent des mois et des mois.

Ensuite il y a comme une résignation, une habitude sur le fait que nous allons partir. Donc on nous en parle souvent (trop même), nous avons l’impression que notre projet efface toutes les autres choses de notre vie et de celles des autres.
L’idée de notre départ reste abstrait et une projection d’un futur relativement éloigné.

Cependant cette phase de résignation semble perdurer autour de nos proches, même à quelques semaines de notre départ. Nous faisons notre tour de France et lors des « au revoir » presque personne ne semble saisir que nous faisons un tour d’adieu.
Les gens ne percutent pas que nous nous voyons sûrement pour une dernière fois avant notre départ. Des questions comme « Mais on va se revoir avant votre départ ? » « Ah mais tu pars quand déjà exactement ? » « Ça va, vous avez encore un peu de temps »…

Non, le départ approche et nous avons dû mal éduquer notre entourage à toujours faire l’effort de nous déplacer pour voir tout le monde (malgré les enfants en bas âge et nos plannings professionnels à des années lumières des 35 heures et des 5 semaines de congés payés). Il doit paraître normal de nous voir débarquer pour une journée et demie.

Voilà, nous partons et notre départ ne semble pas si proche pour les autres. Nous sommes totalement débordés et paniquons à l’idée de voir la date fatidique s’approcher. Les autres ne prendront conscience de notre départ que le jour où nous aurons traversé l’océan.

Une autre partie commence à se réveiller « oui, je pars dans deux semaines et demi »… »QUOI ?? mais on doit se voir avant ton départ »…
Sur le principe oui, nous allons venir vous voir, mais franchement trouver du temps pour voir tout le monde individuellement, ça ne va pas être possible, surtout que nos cartons ne sont pas finis… Mais là encore les autres ont du mal à se projeter et à comprendre que nous avons pleins de choses à faire, donc il va falloir à un moment fermer le google agenda et dire que non, il n’est plus possible de se voir avant le départ… tant pis !

Notre départ va se dérouler en deux étapes : je retourne mi juin à Gatineau avec le chat pour préparer et tout peaufiner avant le départ de la Patronne et des enfants.
Mon boulot au Québec a besoin de moi, et mon départ en France n’avance pas beaucoup auprès de mes associés. Trois mois déjà que j’essaie de discuter et d’arranger la situation, ça traine des pieds et personne ne semble paniquer. Je partirai donc et nous nous mettrons face au mur pour réagir.
Mon coeur est resté au Québec et il me tarde d’y retourner. Notre ancienne vie nous use et nous sortirons abattu après l’avoir clôturée. Il faut tourner la page, même si certains voudraient ne pas modifier le cours des choses.

Demain est une nouvelle journée avec pleins de rendez vous, pleins de choses à faire, pleins de mails à envoyer… un pas de plus vers notre nouvelle vie, il nous tarde de le faire.

R.

4 jours sous le soleil de Gatineau

    IMG_4204

Aller-retour express à Gatineau : Check.

FullSizeRender

4 jours pour visiter 7 maisons à louer, 2 cliniques dentaires et des soupers avec pleins de québécois (et français aussi) c’est très court mais ça passe à l’aise 😜

J’ai eu le plaisir d’être prise à la clinique médico-dentaire de Gatineau. Un poste à temps plein m’attend dès validation de mon dossier de stagiaire. 

Pour bien être dans le bain, on peut compter sur une bordée de neige… et  oui même le 1er avril on a de la neige à Gatineau ! Du coup la visite de notre futur chez nous s’est faite sous la neige.

IMG_4228

Un grand merci à toute l’équipe de la Clinique Médico-dentaire de la Gatineau pour votre excellent accueil, j’ai hâte de commencer. 

G.

IMG_2917