Parc de la Gatineau

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Après avoir arpenté les sentiers en solo l’automne dernier, c’est en famille que nous refaisons les chemins cet été.
Partir à l’aventure et en exploration, une activité que les deux grands affectionnent particulièrement. Même la benjamine joue le jeu, avec une endurance moins élevée normale pour une aventurière de 3 ans.

Les sentiers ne sont pas forcément les plus faciles et les enfants parcourent 20% du trajet supplémentaire en zigzaguant, mais écouter les bruits des animaux, observer la faune et la flore leur donne une énergie sans limite. Nous en prenons pleins les yeux.
Une saison se termine, la prochaine pointe le bout de son nez et nous donnera de nouvelles gammes de couleurs.

R.

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Aller sans retour

La journée interminable s’est déroulée hier.  Lourde en émotion.
Hier matin l’avion partait vers midi, il fallait donc partir dans la matinée de la maison de mes parents en région parisienne, maison de mon adolescence et de ma vie estudiantine. Maison dans laquelle je passerai ma dernière nuit sur le territoire français avant de prendre mon avion avec billet aller sans retour.

Au petit matin, une bien triste nouvelle. Un des chiens de mes parents est mort dans la nuit. Trop jeune pour que nous nous y préparions, ma maman est dévastée. Ses chiens occupent une grosse partie de sa vie et un de ses enfants traverse le globe pour continuer sa vie. Nos adieux seront lourds et remplis d’émotions.

Mon papa m’amène à l’aéroport, terminal 3 CDG. La compagnie sera Air Transat car les allers simples sont raisonnables (versus Air Canada et Air France qui se foutent littéralement de la gueule du monde) et avec l’Option Plus (52€) il y a possibilité d’avoir un deuxième bagage en soute.
Je débarque donc avec le chat dans une cage pour gros chien (un duplex pour la minette), un bagage à main de 12kg, un sac à dos blindé et deux bagages en soute de 23kg. En réalité ils étaient à 24,7kg et 25,1kg, l’hôtesse du comptoir ne m’a pas fait payer le supplément car elle a dû me trouver sympathique avec mon chat de 3,7kg dans une caisse pour labrador.

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Le voyage se passe sans encombre, un staff de musicos se trouve autour de moi dans l’avion pour aller au Francofolies de Montréal (les Ogres de Barback et les Hurlements d’Léo) l’ambiance est cool et détendu, ça change des vieux retraités qui râlent parce qu’ils ont mal aux jambes dans l’avion.

L’arrivée se passe bien : les agents de la douanes sont sympathiques et souriants (si si je vous jure) : une agent en formation tamponne les papiers et l’agent qui la supervise est très sympa : je déclare tout de mes bagages, même les CDs de musique donnés par mon groupe juste avant mon départ, car je pense être bon pour la fouille « intégrale » avec mon passage au SAS n°2 des douanes pour le contrôle du chat.

Les bagages arrivent en premier avec l’option plus et j’attends le chat un bon quart d’heure au niveau du tapis « hors format ».

Un beau chiffre 61 en rouge écrit par la jeune agent sur mon papier de déclaration et je suis bon pour  passer la fouille, finalement le second contrôle se passe bien : j’ai les papiers en règle pour le chat, donc l’agent ne prend même pas la peine de regarder dans la cage et se contente d’un coup d’oeil à travers la grille de la cage de transport.
Il m’édite une facture d’environ 35$CAD pour le dérangement que je vais régler à la caisse des douanes puis 7 minutes plus tard me voilà dehors ! A peine 3/4 d’heure entre l’atterrissage et la sortie de l’aéroport 🙂

Isabelle m’attend depuis 10 minutes, elle a acheté une litière et de la nourriture pour chat, la minette est calme, les 10 heures de voyage l’ont un peu mise KO. Deux heures plus tard, nous arrivons chez Isabelle et son chum où je passerai la soirée et la nuit avant de récupérer ma van et les clefs du « château » qui nous attend.

C’est drôle car en décollant et en revenant là où tout avait été mis en suspens il y a 3 mois, je n’ai ressenti aucune nostalgie, aucun pincement au coeur de quitter mon pays natal avec un aller sans retour, de voler vers une nouveau continent.
En réalité, ce sentiment je l’ai eu en septembre dernier, lorsque j’attendais dans la salle d’embarquement pour partir vivre mon premier jour de travailleur qualifié. C’est ce jour où j’ai dit au revoir à la France, c’est ce jour que je suis parti pour de vrai.
La Patronne et les Enfants diront au revoir lors de leur prochain voyage, nous devrons être conscient de ce décalage dans le temps pour l’intégration de chacun.

Me revoilà à Gatineau, continuons de vivre.

R.

Déni de départ

Marrant de voir que les gens réagissent presque tous pareil. Dans un premier temps l’annonce de notre projet, avant même d’avoir un départ concret, donne comme un coup de massue aux proches.
Difficile d’encaisser, de comprendre pourquoi, de saisir à cause de quoi, ou tout simplement s’imaginer faire pareil. Le temps des justifications débutent et à chaque fois les « pourquoi partir ? » « c’est mieux là bas ? » etc etc durent des mois et des mois.

Ensuite il y a comme une résignation, une habitude sur le fait que nous allons partir. Donc on nous en parle souvent (trop même), nous avons l’impression que notre projet efface toutes les autres choses de notre vie et de celles des autres.
L’idée de notre départ reste abstrait et une projection d’un futur relativement éloigné.

Cependant cette phase de résignation semble perdurer autour de nos proches, même à quelques semaines de notre départ. Nous faisons notre tour de France et lors des « au revoir » presque personne ne semble saisir que nous faisons un tour d’adieu.
Les gens ne percutent pas que nous nous voyons sûrement pour une dernière fois avant notre départ. Des questions comme « Mais on va se revoir avant votre départ ? » « Ah mais tu pars quand déjà exactement ? » « Ça va, vous avez encore un peu de temps »…

Non, le départ approche et nous avons dû mal éduquer notre entourage à toujours faire l’effort de nous déplacer pour voir tout le monde (malgré les enfants en bas âge et nos plannings professionnels à des années lumières des 35 heures et des 5 semaines de congés payés). Il doit paraître normal de nous voir débarquer pour une journée et demie.

Voilà, nous partons et notre départ ne semble pas si proche pour les autres. Nous sommes totalement débordés et paniquons à l’idée de voir la date fatidique s’approcher. Les autres ne prendront conscience de notre départ que le jour où nous aurons traversé l’océan.

Une autre partie commence à se réveiller « oui, je pars dans deux semaines et demi »… »QUOI ?? mais on doit se voir avant ton départ »…
Sur le principe oui, nous allons venir vous voir, mais franchement trouver du temps pour voir tout le monde individuellement, ça ne va pas être possible, surtout que nos cartons ne sont pas finis… Mais là encore les autres ont du mal à se projeter et à comprendre que nous avons pleins de choses à faire, donc il va falloir à un moment fermer le google agenda et dire que non, il n’est plus possible de se voir avant le départ… tant pis !

Notre départ va se dérouler en deux étapes : je retourne mi juin à Gatineau avec le chat pour préparer et tout peaufiner avant le départ de la Patronne et des enfants.
Mon boulot au Québec a besoin de moi, et mon départ en France n’avance pas beaucoup auprès de mes associés. Trois mois déjà que j’essaie de discuter et d’arranger la situation, ça traine des pieds et personne ne semble paniquer. Je partirai donc et nous nous mettrons face au mur pour réagir.
Mon coeur est resté au Québec et il me tarde d’y retourner. Notre ancienne vie nous use et nous sortirons abattu après l’avoir clôturer. Il faut tourner la page, même si certains voudraient ne pas modifier le cours des choses.

Demain est une nouvelle journée avec pleins de rendez vous, pleins de choses à faire, pleins de mails à envoyer… un pas de plus vers notre nouvelle vie, il nous tarde de le faire.

R.

4 jours sous le soleil de Gatineau

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Aller-retour express à Gatineau : Check.

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4 jours pour visiter 7 maisons à louer, 2 cliniques dentaires et des soupers avec pleins de québécois (et français aussi) c’est très court mais ça passe à l’aise 😜

J’ai eu le plaisir d’être prise à la clinique médico-dentaire de Gatineau. Un poste à temps plein m’attend dès validation de mon dossier de stagiaire. 

Pour bien être dans le bain, on peut compter sur une bordée de neige… et  oui même le 1er avril on a de la neige à Gatineau ! Du coup la visite de notre futur chez nous s’est faite sous la neige.

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Un grand merci à toute l’équipe de la Clinique Médico-dentaire de la Gatineau pour votre excellent accueil, j’ai hâte de commencer. 

G.

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Au fil du temps

Vendredi 10 mars 2017, dernier jour de mon stage, dernier jour de cette aventure « solo ».

Merci à la Patronne et les Enfants pour avoir passé cette épreuve sans sourciller,
Merci du fond du coeur à toute la clinique dentaire pour cette accueil,
Merci à Benoit et Martine pour leur confiance,
Merci à la French Connection pour ses soirées, ses délires, ses conversations sur tout et rien,
Merci à tous les amis d’amis de m’avoir embarqué dans leurs virées nocturnes,
Merci à ma propriétaire pour ses conseils et de nous faire profiter de son réseau,
Merci aux québécois d’être si gentils,
Merci au Québec pour m’avoir accepté.

6 mois se sont écoulés
4 mois de photos en sortant de la maison.

Le temps passe, le paysage défile…

Retour à la maison, un sentiment double se mêle. Une impatience de revoir la Patronne et les Enfants. Et une forte appréhension de devoir retravailler quelques mois dans mon cabinet en France. Pas envie du tout de revenir travailler dans ce système de santé sclérosé et tourné vers le passé.
Mon coeur restera au Québec, notre avenir sera au Québec, nos rêves se tourneront vers le Québec.
Nos projets se mettront en place rapidement dans les semaines qui arrivent, vivement que nous y retournions à 5.

R.

10 mars 2017, dernier tour de piste, petits flocons pour me dire au revoir.img_2779img_2760img_2605img_2621
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Un 1er janvier à Gatineau

Le jeudi 29 décembre, la famille est repartie après avoir passée 15 jours sous la neige et le froid polaire !

Une découverte pour les enfants et une confirmation pour la Patronne : nous vivrons au Québec … le plus vite possible. La raison pour laquelle les enfants et Madame sont rentrés plus tôt est que les billets étaient moins chers et surtout la rentrée scolaire se faisait le mardi 3 janvier, donc il leur fallait bien ce temps pour se remettre à l’heure de l’ancien continent.

Ils passeront le nouvel an avec mes parents en région parisienne et ce sera la première fois que les enfants seront encore debout pour les douze coups de minuit !

Pour ma part, pas de grosse party, pas de grosse soirée : il y en a déjà assez comme cela et je me suis fait discret pour pouvoir me reposer. Par contre le dimanche 1er janvier, une promenade dans le parc de la Gatineau s’imposait. Arrivé vers 8h30, seule une personne a laissé des traces avant moi dans le sentier tout fraichement damé. 

Tout est paisible, tout est tranquille.

Les lacs se transforment en étendues qui peuvent être piégeurs, gare aux explorateurs en herbe.

R.

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