Les 5 Commandements du Dentiste Français au Québec.

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Cet article décrit nos ressentis ici, notre vision de la profession de médecin dentiste ici au Québec (oui car ici les études sont appelées études de médecine dentaire). Ainsi des confrères pourraient avoir une vision totalement différentes en fonction des expériences vécues (ici ou là bas)

Tout d’abord en préambule, il faut avoir en tête que nous sommes deux cultures différentes, avec des formations différentes, une politique de remboursement social différente. Nous parlons la même langue mais les Québecois sont des américains qui parlent français et non des Français qui vivent en Amérique. La règle du « politiquement-correct » est donc de rigueur.

Il n’existe pas de fossé que ce soit au niveau technique ou au niveau matériel. Il existe de très beaux cabinets, des très bien gérés et des vieux avec du matériel des années 80 ou du « cheap » avec du matériel provenant quasiment de Ebay… un peu comme en France. Cependant la plus grosse différence matériel qui saute au yeux est que le fauteuil est rarement la priorité du cabinet, ainsi la majorité des postes pour les collabs (dentiste à pourcentage) seront dotés d’un magnifique fauteuil qui dépasse presque nos âges. Même certains dentistes propriétaires ont de beaux fauteuils du siècle dernier.

Ainsi pour nous il existe cinq grandes règles à suivre pour se lancer au mieux dans l’aventure nord-américaine et personne ne t’attend, tu devras faire tes preuves pour obtenir ton nom : les DU, les formations, les beaux diplômes français ici ne valent pas grand chose.
Tes grandes années d’expériences, la belle gestion de ta clinique, cela ne te donnera pas de passe droit pour sauter les échelons de ton ascension sociale ici. Tu commenceras comme tout le monde en bas et tu monteras plus ou moins vite en fonction de cette expérience acquise durant ces dernières années. Donc même si tu repars de zéro, tu auras toujours la possibilité de monter aussi haut que tu le souhaiteras avec le temps.

1/ Le patient est roi mais toi tu restes le patron.

Le patient qui veut imposer son plan de traitement, il va falloir s’y faire. Il paye donc  il a le droit de choisir. Très différent de la mentalité française qui laisse libre choix au dentiste de décider (si le patient n’est pas d’accord, il peut aller voir ailleurs), ici l’approche reste très différente. Il sera très mal vu de dire au patient d’aller se faire voir chez les Grecs si il est pas content. Il faut donc savoir user de beaucoup de diplomatie et d’explications pour essayer de faire choisir la meilleure solution pour le patient à nos yeux.
Ici le patient (ou son assurance) paye donc le prix d’une endo à 1000$ ou l’extraction à 114$ feront une différence pour le choix du plan de traitement. Il faut donc laisser le choix au patient avec un consentement total et éclairé sur les différentes solutions et le prix qui en découlera.

Cependant tu restes le dentiste qui a une valeur sociale très élevée. Le patient n’osera en règle général donc jamais te contredire, te poser des questions directement (ils passeront par l’assistante ou l’hygiéniste) ou bien te demander de reexpliquer. Tu devras ainsi lire le langage corporel et t’assurer de la validation du patient pour un plan de traitement si une minuscule réticence apparait.
De plus un patient insatisfait ne te le dira presque jamais directement, il te dira au revoir avec une grand sourire et ne se gênera pas de te faire part de son mécontentement aux secrétaires, à la boite à avis ou bien via les avis google sans jamais faire de vagues.

Ton plus grand allié pour éviter cela est ton équipe : l’assistance, la secrétaire, l’hygiéniste sauront  te guider et poser les questions si le patient ne semble  pas ravi à 100%.

2/ Ne fais pas le cowboys, ici tu ne tentes pas sans être sûr(e)!

À moins d’être sûr à 95% de la réussite de ton traitement, tu n’essaies pas de le faire à moins d’avoir prévenu le patient du risque d’échec. Ainsi les traitements endo non complets, la chir un peu acrobatique, le composite sans paroi rétentive, ça se fait mais il faut avoir proposé au patient avant de voir un spécialiste, donné des prix pour les autres solutions et fait signer un consentement comme quoi la situation présente un gros risque d’échec.

Si tu t’engages dans un traitement qui se met à tourner au vinaigre, tu temporises, tu proposes d’envoyer au spécialiste et tu fais signer un consentement au patient si il désire tout de même de finir le traitement sans garanti de résultat.

La clef ici est de connaitre ses limites et de toujours proposer de voir le spécialistes (il existent ici des spécialistes pour toutes les disciplines dentaires). Si le patient souhaite tenter quand même avec toi (coiffage direct en cas d’effraction pulpaire, instrument cassé lors d’une endo, CBS lors d’une chir), il devra signer un consentement. Les modèles sont disponibles dans toutes les cliniques et il est bien stipulé que le patient a eu le choix de son traitement et aussi le choix de voir un spécialiste pour son traitement.

Avec cela, tu te pares pour le troisième commandement.

3/ L’Ordre n’est pas ton ami , il ne t’aidera pas en cas d’erreur, bien au contraire.

Contrairement à la France qui a un Ordre très paternaliste et qui favorise la conciliation lors d’une procédure praticien/patient, ici l’Ordre est un vrai protecteur de la population. Son rôle est de se mettre du côté du patient pour vérifier que le dentiste est un bon dentiste et qu’il ne fait pas prendre de risque au patient de manière inconsidérée. Ainsi les radios/photos intraorales sont quasiment obligatoires en préopératoire pour pouvoir se justifier dans la mise en place d’un plan de traitement. L’Ordre peut les demander pour vérifier la prise de risque du dentiste. Il faut savoir qu’en cas de litige, c’est un jury de spécialistes de la discipline qui jugera le travail du dentiste. Ainsi autant dire qu’on ne se lancera pas dans le traitement hyper risqué que seul un spé peut faire car après si il y a un souci va falloir se justifier devant des spécialistes.

Le consentement signé reste la clef de voute pour pouvoir prouver que le patient était conscient et coopératif à la prise de décision du plan de traitement.

4/ Take your time.

Tu n’impressionneras pas réellement les autres ici  en faisant ton composite 3 faces en 20 minutes. Ici la qualité est le critère numéro un et les dentistes propriétaires sont très indulgents sur les dentistes finissant « lents ». C’est sûr que si tu travailles bien et vite, ce sera un gros atout, mais sache que ce n’est pas l’objectif ultime.

Ici tu es payé et tu peux vivre quel que soit le type de travail effectué. De nombreux dentistes ne prennent pas trop de risque en ne vivant que de composites et d’examens d’hygiène. Les tarifs te permettent de pouvoir mettre la digue dans tous les cas (libre à toi ensuite de la mettre ou pas) et d’axer ton travail sur l’art dentaire et non l’abattage industriel que la CPAM impose.

De plus forcément si un acte n’est pas parfait, le patient n’attendra pas le contrôle de l’année prochaine pour revenir et ne se gênera pas pour te demander ton explication sur la durée de vie réduite de ton travail (et si les explications ne lui conviennent pas, pour ensuite te faire un gros sourire et te bâcher auprès des secrétaires ou sur internet, cf commandement 1 )

De toute façon tu vas ralentir le rythme par toi même et apprendre à gérer 3 voir 4 patients en même temps. C’est l’une des raisons aussi pour laquelle tu prends ton temps car c’est très demandant de « switcher » d’un patient à l’autre car tes hygiénistes ont des patients et tu as les tiens. Donc il faut savoir faire la gymnastique entre les salles de soins pour te souvenir ce que tu dois faire, ce que tu as dit et ce que la patient attend de toi.
Les patients ici ne sont pas regardant sur la montre et peuvent attendre 10 minutes assis sur le fauteuil que tu finisses avec un patient avant que tu viennes continuer le soin. Le but de cette organisation est que tu ne fasses que tu travailles de « dentistes » et que tu n’attendes pas qu’un patient soit rentré dans la salle de soin pour reprendre la journée.

5/ REMPLIS TES DOSSIERS CORRECTEMENT.

Que ce soit dossier papier ou informatique, les dossiers ne sont pas modifiables après  les avoir remplis. Aucunes ratures ou ajout avec un astérisque ne sera toléré par l’Ordre en cas de litige.
Tu prends donc du temps pour les remplir, tu le fais correctement, tu y consignes tout (consentements du patient, mises à jour du dossier médicales, les radios, les facturations) tu les signes et tu les classes.

Ce point te permettra de conclure les 4 premiers points des commandements, tu mets la quantité et le type de produit utilisé/injecté, tu poses les diagnostics, les tests, les analyses radio, les références éventuelles, tout doit être justifié et ensuite le protocole complet doit être décrit, jusqu’aux conseils post-op du rendez vous (que ce soit de la chir ou un composite)  et le pronostic du travail fait.

Des contrôles réguliers de l’Ordre permettent de mettre l’accent sur les points faibles de ta façon de remplir les dossiers afin de tendre vers la perfection.

Maintenant petits conseils pour ceux qui cherche un stage :

  • Mets ton CV au goût du jour à la québécoise : pas de photo, pas de situation familiale, pas d’âge, priorité sur l’expérience professionnelle plus que les formations/diplômes. De nombreux sites internet sont dédiés à la rédaction des CV et des lettres de motivation à la québécoise, allez faire des petites recherches.
  • Recherche des annonces de ventes, de collab, etc sur les sites québécois tels que l‘Ordre ou l’ACDQ et tu tartines !!
  • Fais des suivis téléphoniques de tes CVs. Ici le téléphone est privilégié. Les mails sont laissés de côté et oubliés, le top c’est d’appeler et de demander à parler directement au gestionnaire. Ça permet de forcer un peu le contact.
  • Montre ta ganache ! Prends un billet d’avion et ose ! Plus qu’un CV, ici ils engageront une personnalité. Rien de meilleur que de montrer sa motivation et son joli minois pour jouer à l’Opération séduction. Des dernières personnes qui ont eu l’opportunité d’avoir une offre d’embauche, je pense que la majorité est venue déposer  le CV directement à la main du gestionnaire ou du dentiste. Ici ça marche énormément avec le réseautage, si tu n’en as pas et bien tu te montres !
  • Les villes Montréal et de Québec seront à éviter car les trois seules facultés du Québec y résident, la concurrence avec les diplômé québécois y est donc très rude.
    Et il est sûr qu’entre un dossier d’un canadien ou un dossier d’un stagiaire français pour lequel il faut faire des démarches compliqués d’immigration, il n’y a pas photos !
  • L’ADC propose quelques pages pour les dentistes étranger. Allez y poser un oeil.
  • Pour les spécialistes, comme je ne connais pas les démarches (est-ce les mêmes ou bien sont-elles différentes ?) Je vous invite à aller voir directement avec eux sur le site http://www.fdsq.qc.ca/fr/accueil.htm, peut être existe-t-il une démarche qui permet de court circuiter le stage ou BNED… qui sait ?

En espérant ne pas avoir dit trop de conneries et avoir pu aider un maximum d’entre vous.

R.

Congrès dentaire de Montréal

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Vendredi 25 Mai 

L’Ordre des Dentistes du Québec (ODQ) a mis en place une politique très rigoureuse sur la formation continue. 90 points de formation à effectuer en trois ans avec au minimum de 30 points annuels, déclaration lors du règlement de la cotisation de pour l’année à l’ODQ à l’appui.

Ils viennent de resserrer la vis afin de ne certifier que les formations que l’Ordre jugent rigoureuses et pertinentes (sauf qu’il semble exister un léger conflit d’intérêt lorsque l’on sait que l’ODQ organise l’équivalent du congrès de l’ADF tous les ans à Montréal, enfin bref, passons)

Ainsi cette année nous nous sommes inscrits pour la première fois au congrès des JDIQ. Un congrès qui permet de mettre à jour ses données scientifiques et ses connaissances en geste de premier secours (obligatoire tous les deux ans). Pleins de conférences, de formations, de TP de tous genres, pour tous les goûts, dans les deux langues officielles du Canada.

Nous opterons avec la Patronne et les deux Frenchies du boulot à aller à une formation « mise à jour complète sur l’endodontie ». Miam ! Trois jours complets à apprendre que nous réalisons correctement nos endos et à apprendre que nos dossiers cliniques doivent être améliorés sur certains points. La moyenne d’âge des congressistes frôle la trentaine à tout casser et nous faisons partie des « vieux » de la salle … l’endo ici mène la vie dure aux jeunes gradués (diplômés) apparement.

L’ambiance est studieuse et peu d’échanges s’opèrent entre les tables. Les intervenants sont très sympas et certains ont un pouvoir inné de capter l’auditorium.
Trois jours pleins à 10heures de cours/TP par jour, ça reste intense.

Ouf ! Nos points de 2018 ont été amassés !

R.

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« et ton stage alors ? »

Petite parenthèse pour les « Dentistes »

Le stage se déroule très bien. Je fais ma place dans la clinique et je prends le pli pour le rythme des journées.
Les différences avec la pratique résident en gros à trois points, mais globalement les actes sont similaires et nous n’avons pas à rougir face à la pratique nord-américaine.
Une dent reste une dent, donc les techniques opératoires sont similaires, voir quasi-identiques.

Première différence : les temps de rendez-vous. Fini les 20-30 ou 40 minutes. Les temps sont doublés, voir triplés par rapport à ma pratique en France. Cela à cause de plusieurs facteurs : les soins étant très chers, la qualité attendue et l’exigence sont un cran au dessus de celles des français (trop habitués du gratuit ou du intégralement remboursé). De plus les prix étant 5 à 8 fois supérieurs à la France, pas besoin de faire de la quantité pour « survivre » dans son cabinet.
L’autre facteur est que tu dois, en plus de tes rendez-vous, effectuer des examens complets, établir des plans de traitement et répondre aux questions des patients vu par l’équipe d’hygiénistes (Oui ,la France est un des derniers pays à interdire la présence d’hygiéniste dentaire dans l’équipe médicale… no comment) Ainsi il n’est pas rare de se faire interrompre (parfois plusieurs fois) pendant un rendez-vous. Donc il faut voir un peu plus large pour pouvoir éviter tous retards.

Deuxième différence : beaucoup de soins conservateurs et d’extractions. Peu d’endo et de prothèses. L’endo et la prothèse représente à peine 10% de l’activité d’une journée standard. Et il n’est pas rare de retirer des dents qui sont « sauvables » avec un traitement canalaire mais que tu dois enlever par manque de moyen financier (entre 500 et 1100$ l’endo).

Troisième différence : la tenue du dossier médical. TOUT doit y figurer. L’Ordre inspecte régulièrement les dossiers de tous les cabinets dentaires. C’est une question de protection juridique et de droit du patient. Pour chaque rendez-vous le dossier doit contenir au minimum : motif du RDV, Questionnaire médical remis à jour, les allergies et les médicaments, les signes cliniques, les tests effectués, les analyses des radiographies éventuelles, le diagnostic, les détails de l’acte effectué (avec les produits utilisés,  les gestes effectués, les éventuelles remarques), le pronostic et les actes à faire le prochain RDV.
En gros pour un petit composite, tu arrives avec 15-20 lignes de description !

Juste avant Noël, j’ai reçu mon cadeau par mail : ma validation pour l’auto-évaluation en pharmacologie ! J’y ai passé de longues heures, à fouiner dans les livres et sur internet pour trouver les références canadiennes, mais ça a été payant. Une seule correction a été demandé !
Cet auto-évaluation consiste à répondre à des questions sur une dizaine de cas clinique.
Adulte diabétique avec un risque oslérien et allergique à la moitié du Vidal qui vient avec une nécrose pulpaire (ah oui, il est phobique et fait de l’asthme aussi donc nécessite une prémédication), ou bien un enfant qui est soigné pour une leucémie qui vient avec une primo-infection herpétique et des lésions l’empêchant de s’alimenter et de boire depuis 2 jours (donc rien per os), un hémophile qui veut se faire retirer les dents de sagesses incluses qui fait de l’épilepsie et de l’anémie etc etc etc
Bien entendu les cas ne sont pas simples et tu replonges dans tes ouvrages de pharmacologie et de pathologies médicales car tu as trop pris l’habitude d’adresser ce type de patients à l’hôpital ! huhuhu !

 

Il y a également une auto-évaluation sur le système de santé québécois qui se remplit en ligne sur le site du conseil de l’ordre en regardant en parallèle des petites vidéos pas très palpitantes… regarder pendant 5 heures une personne assise en train de lire un texte, y’a quand même plus existant dans la vie !

Voilà, amis Dentistes, des questions ?

R.

La vie à la québécoise

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Une semaine que nous avons mis le pied dans la belle province. Nous sommes arrivés mardi 02 août à 14h30. Nos hôtes sont venus nous chercher avec la Dodge de leurs voisins (petit véhicule nord-américain) et  nous avons passé 3 jours ensembles (à 10 dans la maison).

3 jours pour se remettre  du décalage horaire et prendre doucement nos marques dans notre chez-nous d’intérim. Nous restons conscients que la demeure dans laquelle nous séjournons n’est pas complètement représentative des maisons ici (prononcé « icitte » pour faire réellement québécois) : nous vivons dans un palace !
Ponton avec accès privé au lac, bateau pour ski nautique, pédalo,  4 terrasses etc.

wp-1470748867512.jpgVue  de la première terrasse
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Vue de la troisième terrasse
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Vue du ponton
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Pour l’instant nous sommes chanceux, le temps est au beau-fixe. Les enfants sont aux anges, pédalo et pêche, je pense que nous avons fini de les convaincre de venir reconstruire notre vie icitte.  Le meilleur a été le moment où Luc (le patriarche) a proposé de faire de la bouée accrochée au bateau ! L’aîné avait une coiffure digne d’un défilé de Jean-Paul Gaultier.

Les premières courses ont été assez longues, car nous perdons 70% de nos repères et en plus nous flânons pour regarder le moindre article. Les quantités paraissent énormes et nous comprenons pourquoi les frigos ici sont gigantesques !
La conduite automobile est déroutante également : pas de rond-points, quelques feux (situés APRÈS l’intersection), du « tourne-à-droite » au feu, des STOP (icitte appelé ARRÊT) un peu partout (la règle dit premier arrivé, premier passé),  pas de priorité à droite… et de la courtoisie au volant : ça change de Paris !

Lundi, nous avons été à Montréal. Plusieurs rendez-vous s’enchaînaient. D’abord avec un avocat spécialisé dans l’immigration. Quelques bouchons plus tard pour entrer à Montréal  (sans Waze, c’est moins évident pour trouver le chemin le plus rapide), nous prenons un stationnement payant/privé : 17$ pour la journée,  au moins nous serons tranquilles pour la voiture.
Nous discuterons une heure avec l’avocat pour faire le bilan de notre situation et là nous comprenons quelque chose d’énorme : le permis de travail temporaire que j’ai obtenu avec  le programme de mobilité internationale jeune travailleur nous permettrait de partir en famille au Québec et de donner à la Patronne un permis de travail ouvert. En effet, lorsqu’un permis de travail temporaire de plus de 6 mois est délivré, le conjoint peut prétendre à un permis de travail ouvert !
C’est cool ! En gros nous pouvons déménager  au Québec entre maintenant et quand nous le voudrons, car nous pourrons déposer une DCSQ dès septembre (tout en tentant d’avoir une place pour l’ouverture des quotas, le 16 août prochain). Un gros poids vient de disparaître : nous n’avons plus d’incertitudes sur la possibilité de partir et donc nous pouvons nous organiser pour un départ sans spéculer sur une éventuelle autorisation du ministère de l’immigration ou sur un probable retard dans les démarches. Nous aurons 24 mois pour venir avec mon PTT et ensuite nous aurons probablement la résidence permanente, donc nous partirons quand nous le souhaiterons. Il ne nous  reste qu’à régler nos affaires en France et nous partirons probablement dans la foulée.

Nous partirons lorsque nous le voudrons : Pas d’urgences ! Pas de précipitations ! Pas de cabinet dentaire bradé car nous serons au pied du mur ! Nous partirons lorsque les meilleurs conditions seront réunies ! Et cela il va falloir que certaines personnes de notre entourage se mettent cette idée dans la tête : nous ne sommes pas des marchands de tapis et nos biens ne seront pas bradés :p

Le second rendez-vous était avec l’Ordre des Dentistes du Québec : une réunion informelle pour expliquer le déroulement du stage et remplir un peu de paperasserie. La responsable est une personne très sympathique et souriante… comme tous les québécois !

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Ensuite nous nous sommes promenés dans les rues de Montréal avec les enfants qui ont marché un marathon ! Le final de la journée a été un tour en amphibus : petite balade dans le vieux Montréal pour finir dans le port et voir la partie verso de Montréal vue du Saint-Laurent. Les enfants et les parents ont adorés.

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Mardi a été également une grosse journée car c’était l’anniversaire du second : 5 ans ! Nous avons passé une grosse partie de la journée dans un parc aquatique, avec gonflables, mini-ferme et piquenique. Et pour finir un restaurant exceptionnel : un resto à poutine ! Miam ! Quoi de mieux qu’un plat à 1600kCal en plein mois d’août avec des journées à 30°C ?

Nous vivons notre vie ici au jour le jour. Une vie à la québécoise.

R.

Mercredi 20 juillet, la journée des bonnes nouvelles !

Cette semaine, c’est canicule ! Le thermomètre est monté à 39°C hier à l’ombre.

Ce matin un mail m’attendait dans la boite :

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Oh yeah ! Mon dossier a passé la commission et le permis de l’Ordre est à portée de main. La dernière étape vient d’être franchie, maintenant, y’a plus qu’à…

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, dans la foulée je reçois un SMS.

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Re-Oh yeah ! Je vais pouvoir faire ma demande d’AVE avec ce passeport, à priori pas de souci pour me présenter à la douane … ensuite pour passer la frontière ce sera une autre paire de manches 🙂 Mais l’essentiel est là, ÇA AVANCE !!!

Petit aparté sur le site « monprojetquebec », le fameux site qui sélectionne les candidats à l’immigration de manière aussi impartiale qu’un fan qui veut aller à un concert de U2.
Une prochaine salve de dossiers (5000) aura lieu le 16 août… nous serons sur place ! Reste à voir comment nous gérerons notre emploi du temps : depuis plusieurs semaines, nous avons l’idée de demander à un avocat de Montréal spécialisé dans l’immigration de faire notre demande de CSQ (nous avons bien assez à faire avec le stage et la patronne avec toute la maison à gérer seule)
Pour le coût du dossier c’est 3000$ CAD pour toute la démarche (CSQ-RP), donc à voir, peut être que nous délèguerons cette partie qui nous a tant usé, mais conforté sur notre motivation à partir !

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Quoi qu’il en soit, nous restons confiant sur la suite de notre projet.

De plus je viens de signer mon contrat de remplacement, tranquille jusqu’en mars 2017. La remplaçante est une personne super, sympa et compétente ! Ça va le faire avec mes patients ! Un petit accent chantant de la ville rose va venir égayer l’hiver du centre de la France.

Un ami hier m’a appelé pour me dire qu’il commençait à réfléchir sérieusement à immigrer. Ce copain habite à Nice et avec ce qui vient de se passer là bas en ce 14 juillet… avec 2 petits bouts… leur avenir suscite beaucoup d’interrogations. Mon Gros pèse le pour et le contre, puis prends une décision… elle sera forcément bonne, même si elle ne sera pas forcément la plus simple 😉

R.

je trépigne, tu trépignes, il trépigne…

Lundi, un « joli » cadeau m’attend.

debitODQ

Un débit des 1750$ pour la soumission de mon dossier à l’Ordre (le taux était le 14 juillet à 1220€ pour 1750$, donc il y a eu presque 40€ de frais)
C’est bon, mon dossier sera bien analysé. J’avais reçu la semaine dernière un courriel de la secrétaire de l’ODQ pour me demander les prénoms que je souhaitais avoir sur mon permis d’exercer de l’Ordre.
La commission a lieu ce mardi 19 juillet, et je reste suspendu à ma boite mail comme une mouche qui tourne autour d’un tartine…

Pour faire passer cette attente, je vois ce mercredi midi une remplaçante pour la seconde fois : nous allons signer ensemble un contrat de remplacement ! Coup de bluff, j’ai effectivement trouvé dans les quelques semaines que je m’étais donné une remplaçante. Une grosse épine du pied,  j’ai toujours cru en ma bonne étoile !

Ces dernières semaines nous avons vu beaucoup d’amis (mariage, barbecue, week-end au vert…etc)  Les « au revoir » sont tous drôles : se dire que peut être que nous nous reverrons que dans un an…mais ça va passer vite, vu comment déjà ça avance vite !
Nous ne pourrons pas voir beaucoup d’amis avant la fin de l’été, donc avant mon départ… nous nous organiserons mieux pour le « vrai » départ, car là il est vrai que le temps est compté et qu’il ne faut pas trainer pour faire avancer les choses !

R.

Permis restrictif temporaire de l’Ordre des Dentistes du Quebec

Il y a 5 jours un courrier de l’ODQ arrive au cabinet. Un peu de stress… j’ouvre l’enveloppe.

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En gros je réponds aux conditions pour prétendre au stage d’ARM et il ne me reste plus qu’à régler les frais de dossier qui s’élèvent à 1750$CAD (soit à peu près 1200€)
C’est cool mon dossier est complet ! C’est moins cool je vais racker plus de 1200€ et je n’ai toujours pas trouvé de remplaçant 😦
Mais comme d’habitude, ça va le faire ! Ça va passer large, il faut rester confiant. Le truc ultra positif c’est que le dossier avance : un petit coup de fil à Mme Lefebvre plus tard et me voilà réconforter dans le fait que mon dossier est complet et sera à jour le jour de la prochaine commission me 19 juillet !
A priori le timing sera maintenue à ce rythme !
R.