Permis de Travail Ouvert (suite et fin)

Clap de fin pour cette partie de notre aventure.

Ce ne fut pas facile, nous étions donc rester sur le permis de travail de la Patronne qui était ouvert MAIS avec une restriction dans le domaine de la santé et en contact avec les enfants.

Après avoir passé une visite médicale juste après la deuxième visite à la frontière états-uniène, nous avons dû attendre que le CIC reçoive les résultats grâce à leur système informatique. Compter 2 semaines mais avec les vacances de la construction (de fin juillet à mi août), une agente avait conseillé à la Patronne d’attendre 3 semaines. Il faut préciser qu’il a été impossible de fusionner le permis de travail ouvert (PTO) avec le compte informatique sur le CIC. Le dossier de la Patronne ne semblait pas exister dans leur fichier informatique (sigh !).
Ainsi il nous était impossible de vérifier la bonne réception des analyses de la visite médicale. C’est donc au petit bonheur la chance que la Patronne a de nouveau englouti les 3h30 de bitume qui nous sépare du centre de douane de Lacolle.
De tout façon, il fallait que son permis de travail soit changé car son emploi l’attendait le lundi qui arrivait. C’est donc la boule au ventre qu’elle se présente au guichet. Bon cette fois-ci pas d’engueulade … enfin si, juste une sur le fait de ne pas avoir pris RDV pour modifier son permis de travail… enfin bon quand on voit comment c’est impossible d’avoir une personne compétente au numéro fourni par le CIC, nous nous demandons comment ils auraient été capables de donner un RDV.

Un regard de biche et un agent accepte de contrôler le dossier.

Après de longues minutes à re-vérifier la véracité de tous les documents fournis, le douanier accepte de rééditer un PTO sans clauses restrictives… à condition de repayer son impression. Et bim, c’est reparti pour 250$. En gros nous aurons payé 3 fois pour ce ### de permis (en passant notre avocat est peut-être décédé car nous n’avons toujours pas de ses nouvelles…) mais bon l’essentiel est de l’avoir ce bout de papier !

Dans la foulée la Patronne demande des permis d’études pour les enfants, car même si ce n’est pas obligatoire, l’école dans laquelle les enfants sont inscrits nous demande un justificatif de résidence au Québec. Donc pour être définitivement tranquilles, ils auront un papier agrafé dans leur passeport respectif.

Bien entendu de nombreuses fautes seront faites sur chacun des document que le douanier tape consciencieusement durant 15 minutes chaque. Nous aurons retenu la leçon de les redemander jusqu’à que toutes les lignes soient parfaites. Et ainsi tout le monde est en règle !

La première étape est franchie, reste à se préparer pour la demande de CSQ via le PEQ… une autre épreuve de force nous attend ! Et elle débutera au 1 an de mon début d’activité au Québec, soit début septembre.

Le calme avant la tempête.

R.

Un Petit Tour du Poteau …ou deux – the Double Flag Pole

Les enfants et la Patronne sont arrivées voilà pratiquement un mois. Depuis, il faut bien l’admettre, nous avons une vie (encore plus) mouvementée !

Enfin près des yeux et du coeur, nous ferons maintenant un bloc commun pour vivre cette aventure d’immigration.

Pour rappel, je suis autorisé à travailler sur le territoire canadien grâce à un visa de travail temporaire assez particulier : l’EIC (Expérience Internationale Canadienne) mention Jeune Professionnel. C’est un système moins connu que le PVT ou la Résidence permanente et qui permet de travailler avec un visa fermé (c’est à dire que mon visa est verrouillé avec un seul et unique employeur pour effectuer un seul poste défini au préalable).
Lors de notre entrevue l’été dernier avec un avocat, nous avions appris qu’un visa EIC permettait au conjoint d’obtenir un visa ouvert (c’est à dire libre de choisir l’employeur et de changer comme bon le semble)…

…sous certaines conditions…

Mince nous avions oublié de lire les petites lignes et avons fait aveuglement confiance à l’avocat, grand mal nous a pris !

Plusieurs relances ont été nécessaires pour réveiller l’avocat courant mai afin qu’il prenne en considération l’urgence de la situation : Madame et les Enfants atterrissent début juillet. Oui, ce serait intéressant de faire une demande de visa ouvert de conjointe pour l’activer à la douane.

Lors du passage de la police aux frontières, n’ayant pas de nouvelles de son visa et fatiguée après 7 heures assez épiques dans le vomi et un plateau repas écrabouillé dans les rangées de l’avion, la Patronne passe en cochant « touriste » sur son papier de déclaration… (ouch) petite erreur qui reviendra tel un boomerang par la suite.

L’avocat commence à se réveiller le soir de l’atterrissage pour demander quand la famille vient au Québec afin qu’il envoie les papiers pour que la Patronne fasse sa demande lors du passage en douane… merci Maitre, belle réactivité et vivacité d’esprit ! Sauf qu’elle a déjà passé la frontière.
« Pas grave, faites un tour du poteau ». Ok,  nous allons procéder ainsi… avons nous le choix d’ailleurs ? ‘pense pas.

Travaillant cinq jours semaines avec des horaires assez étalés, nous organiserons notre tour du poteau le dimanche suivant leur atterrissage (durant mon seul jour de repos de la semaine). La frontière états-uniènes se trouve à environ 1h d’Ottawa-1h30 de la maison et il existe deux postes de frontière : Cornwall ou Ogdenburg. Pile ou face… ce sera Cornwall !

Dimanche matin, nous prenons donc la voiture en famille, heureux d’aller passer 15 minutes sur le territoire des USA (première fois pour les enfants et moi que nous foulons le pays de Donald Trump) pour mieux revenir au Canada ensuite (à titre d’info à Cornwall, il y a un péage de 3$ pour emprunter le pont qui enjambe le Saint Laurent, frontière naturelle avec les USA à cet endroit du globe, donc 6$ pour l’aller retour)

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Nous revoilà donc retour au bercail avec le poste de douane de Cornwall. Nous arrivons confiant avec tous nos papiers, toutes nos lettres, tous nos documents pour cette formalité administrative… sauf que là, le monde s’écroule !
Après avoir expliqué la situation, l’agent aux frontières nous fait patienter une bonne demi-heure pour finalement nous dire que la Patronne ne peut prétendre à un permis de travail. Si elle souhaite travailler, elle doit faire une demande de permis de travail avec son offre d’emploi … et les délais qui vont avec ! Patatra, nous rentrerons donc bredouille après ce voyage fort intéressant pour les enfants, coincés pendant des heures soit dans la voiture, soit dans la salle d’attente du poste de frontière.

Appels avec l’avocat, échanges de mails, recherches sur Internet… et beaucoup de stress pour la Patronne et la clinique qui devait l’embaucher le lendemain. Une semaine passera et le dédouanement du container à Montréal (billet sur le container prochainement) ouvre une porte afin de tenter notre chance dans un poste de frontière plus fréquenté sur les conseils de l’avocat. Ce dernier nous propose également de nous accompagner car il a en main tous les documents pour prouver que Madame est admissible au permis ouvert. Sauf que … l’avocat nous posera un lapin phénoménal ! Il ne reprendra contact avec nous que trois jours après… Maitre, je pense que c’est la dernière fois que nous aurons à faire affaire ensemble. Nous n’aurons pas le courage de tenter, sans documents en main, d’y retourner en famille … trop long pour nos trois loulous.

Décision est prise pour la Patronne de faire un aller retour au poste de frontière de Montréal seule le vendredi qui suivra. Nous imprimons des tonnes de documents du CIC pour montrer qu’elle ‘pourrait » prétendre à un permis de travail ouvert. Il faut que le dossier avance. Après être rentré du boulot, je laisse la voiture encore chaude à la Patronne à 17h00, en effet nous n’avons pas encore notre deuxième voiture (billet sur la deuxième voiture bientôt).

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3h de route aller, petit tour du poteau et c’est reparti pour l’attente interminable au poste de frontière. Second passage de la frontière USA/Canada pour la Patronne en moins de 15 jours, Donald Trump va la mettre sur écoute, c’est sûr !

 

Le retour par le poste canadien est un moment assez épique. Je la raconte grâce au témoignage de la Patronne, en effet j’étais avec les enfants 200km plus loin.

Apparemment le poste de frontière est divisé en deux parties : la partie des gens « libres » et la partie des gens « non désirables ». Une salle isolée avec des vitres plexiglas stocke les « indésirables ». À 20h30, un seul guichet est ouvert et une vingtaine de personnes tentent leur chance afin d’obtenir leur précieux sésame. Après 2heures d’attente, c’est au tour de la Patronne et là ce ne sera pas une partie de plaisir. Beaucoup de reproches sont faits sur la démarche :
– pourquoi elle vient seule et non accompagné de son conjoint ? (heureusement qu’elle avait en main le papier de la douane américaine qui prouve que nous avons fait le tour du poteau en famille 12 jours avant)
– pourquoi elle n’a pas fait une demande de permis fermé ? (ben l’avocat avait dit.…)
– pourquoi elle a coché touriste sur sa déclaration de douane il y a 3 semaines ? (sigh…)
La Patronne sera passée sur le grill pendant un certain bout de temps et le douanier va tout vérifier (site internet des cliniques dentaires, offre d’emploi,  notre passé, notre présent et même notre futur !) en restant aussi aimable qu’une porte de prison.

Alors attention, pourquoi autant de haine ? Nous avons la réponse : si la demande avait été faite avec les Enfants et Madame en France, elle n’aurait pas eu le droit au permis de travail.
Or la demande est faite à partir du territoire Canadien, donc elle a le droit au permis ouvert ! Bizarre et compliqué, mais les agents de douane pensent donc que nous avons menti et triché sciemment afin de forcer au permis ouvert… fichtre ! Dans nos maladresses administratives, nous avons réussi à franchir le cap de statut de touriste à celui de travailleur temporaire. Bon an mal an !

Ainsi le douanier se voit obliger de donner un permis ouvert à la Patronne, d’autant plus qu’elle a en main une offre d’emploi. Sauf que pour ne pas donner ce permis aussi facilement, il décide de restreindre le permis en excluant le domaine de santé (sigh) tant qu’elle n’aura pas passé une visite médicale.
Tant pis un peu de temps perdu mais nous avançons à grands pas dans la régularisation de la situation de la Patronne ! La visite médicale est programmée quelques jours plus tard. To be continued.

Petite aparté pour les enfants : étant scolarisé en primaire, un permis d’étude n’est pas obligatoire, par contre à partir du secondaire (âge du collège pour la France) il en faut un, donc si les enfants avaient été plus grands, ils nous auraient été impossibles de les inscrire à l’école avant d’avoir obtenu les visas pour toute la famille !

R.

Visa-Banque et Bilan S+1 au travail

Ce vendredi 16 septembre est le début d’un long week-end pour moi : Aller/retour en France pour assister au mariage de mon cousin. Cela fait presque 9 ans qu’il n’y a pas eu de « grosse » réunion de famille de mon côté. Donc il faut comprendre que nous ne pouvions pas échapper au rendez-vous.

Et cela tombe plutôt bien car je devais repasser la frontière pour éclaircir  un « petit » problème. En passant la douane il y a 11 jours, mon permis de travail a été édité sur place et l’agent de l’immigration a fait une erreur… assez grossière et très gênante : le visa a une date de validité lorsque le ministère le délivre, j’avais un an pour passer la frontière et activer mon permis de travail de 24 mois. Sauf que l’agent a mis cette date de péremption pour la fin de mon VISA (donc en gros au lieu d’avoir un visa de 24 mois, j’ai un visa qui expire fin juin 2017… coup de stress)
D’après mon compatriote/confrère qui travaille au même centre dentaire que moi, l’erreur est fréquente (l’agent avait également fait la même erreur pour lui et une ancienne française qui travaillait aussi là avant mon arrivée)

Mon conseil du jour pour les prochains à passer au bureau de l’immigration : VERIFIER TOUT DE SUITE TOUTES LES LIGNES INSCRITES SUR VOTRE VISA, ne soyez pas pressés (je sais après 10h de voyages, on a vite envie de récupérer ses bagages)… mais ce sont 4 minutes qui peuvent vous éviter de rentrer dans une grosse galère !
Pour ma part, je reste tranquille : j’irai voir les agents dimanche soir lors de mon retour, et si jamais ça pose un problème, nous referons une demande auprès de l’immigration pour obtenir un nouveau visa de 24 mois d’ici peu !

Cette semaine suite du périple dans les démarches administratives.

RAMQ : n’habitant ni à Québec ni à Montréal, il n’y a pas de centre RAMQ dans les environs. Il suffit donc d’appeler le numéro « RAMQ, partout ailleurs ». Une très gentille dame (il faut arrêter de dire gentil car ça devient lourd ce pléonasme) commence à remplir mon formulaire au téléphone et m’envoie les papiers à finir de remplir avec les documents demandés (photocopies et originaux) dans un centre CLSC pour poser officiellement ma demande d’affiliation à la  RAMQ. Je devrai les recevoir d’ici 10-15 jours.

Banque : un RDV a été fixé mercredi matin dernier avec un conseiller afin d’ouvrir un compte « nouvel arrivant ». La banque a été choisie après plusieurs conseils (dont mon employeur) donc j’irai chez Desjardins.
Le conseiller est un camerounais qui a fait ses études au Québec et qui vient de recevoir son CSQ via le PEQ en 15 jours (délai postal inclus !)… peut être que je viens de parler en chinois pour certains d’entre vous, pour résumer il a obtenu en 2 semaines ce que nous essayons d’avoir depuis 2 ans et qui demande normalement 6 à 8 mois de délai pour une demande traditionnelle  grâce à un programme que je vais pouvoir faire  après avoir bosser pendant 1 an. Oui, je suis tellement à l’aise ici, que j’arrive à discuter de tout avec une personne que je connais depuis moins de 5 minutes 🙂 Je lui raconte nos démarches (infructueuses depuis des mois) pour le CSQ, nous discutons de projets, familles, stage etc etc. Nous sympathisons vite et nous rigolons beaucoup (Je le charrie car la différence de température France/Québec est moins pire que Cameroun/Québec)
Du coup le compte est ouvert facilement (attention, il faut avoir un lieu de résidence et un numéro de téléphone québécois. De plus il demande le nom/prénom/numéro de téléphone de 2 personnes résidant au Québec  pour prévenir en cas de tentative de fraude)
Je lui demande dans la foulée une carte de crédit, il me fait la demande facilement (je lui explique que mon permis de travail temporaire nous sert essentiellement à ce que je prépare notre arrivée dès l’été prochain). Dans l’après-midi je reçois un mail pour m’informer que ma demande de carte de crédit est acceptée et que je la recevrai dans les prochains jours ! Easy !

Du coup au niveau installation, il ne me reste plus qu’à trouver un moyen de locomotion. Là, j’hésite énormément. Achat d’occasion, leasing, location longue durée… Prochain post sur la prise de décision bientôt.

L’intégration dans l’équipe du centre dentaire est un régal ! Ça jase, ça rigole, l’ambiance est cool et professionnelle ! Les propriétaires sont gentils (arghhh, j’ai pas réussi à ne pas le redire ce mot) et super accueillant.
D’après ce que je crois comprendre 2 de mes successeurs ont eu une intégration très compliquée (un avait le mal du pays, l’autre prenait les employés de haut), donc pour moi ça passe comme une lettre à la poste.
Hier une assistante me dit « C’est drôle, nous avons l’impression que cela fait des mois que vous êtes ici tellement vous êtes à l’aise » … oui je travaille que depuis une semaine !
Lorsqu’un patient m’a demandé si je restais définitivement au Canada, une secrétaire me coupe avant même que je puisse dire un mot « De toute façon, nous le laisserons pas partir, donc il a intérêt de rester ». C’est bête, mais ça fait chaud au coeur ! Et ça me fait bien rire par la même occasion 🙂

Finissons ce petit post par un clin d’oeil bouffe :
-La patronne m’a donné pour mission de trouver le meilleur saucisson disponible sur le territoire … donc ils seront tous goûter.
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– Les chips ont des goûts très fun.
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– Le homard coûte 8$ (5€) donc en cas de disette, je ne mangerai pas des pâtes, mais du homard !

R.

Mercredi 20 juillet, la journée des bonnes nouvelles !

Cette semaine, c’est canicule ! Le thermomètre est monté à 39°C hier à l’ombre.

Ce matin un mail m’attendait dans la boite :

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Oh yeah ! Mon dossier a passé la commission et le permis de l’Ordre est à portée de main. La dernière étape vient d’être franchie, maintenant, y’a plus qu’à…

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, dans la foulée je reçois un SMS.

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Re-Oh yeah ! Je vais pouvoir faire ma demande d’AVE avec ce passeport, à priori pas de souci pour me présenter à la douane … ensuite pour passer la frontière ce sera une autre paire de manches 🙂 Mais l’essentiel est là, ÇA AVANCE !!!

Petit aparté sur le site « monprojetquebec », le fameux site qui sélectionne les candidats à l’immigration de manière aussi impartiale qu’un fan qui veut aller à un concert de U2.
Une prochaine salve de dossiers (5000) aura lieu le 16 août… nous serons sur place ! Reste à voir comment nous gérerons notre emploi du temps : depuis plusieurs semaines, nous avons l’idée de demander à un avocat de Montréal spécialisé dans l’immigration de faire notre demande de CSQ (nous avons bien assez à faire avec le stage et la patronne avec toute la maison à gérer seule)
Pour le coût du dossier c’est 3000$ CAD pour toute la démarche (CSQ-RP), donc à voir, peut être que nous délèguerons cette partie qui nous a tant usé, mais conforté sur notre motivation à partir !

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Quoi qu’il en soit, nous restons confiant sur la suite de notre projet.

De plus je viens de signer mon contrat de remplacement, tranquille jusqu’en mars 2017. La remplaçante est une personne super, sympa et compétente ! Ça va le faire avec mes patients ! Un petit accent chantant de la ville rose va venir égayer l’hiver du centre de la France.

Un ami hier m’a appelé pour me dire qu’il commençait à réfléchir sérieusement à immigrer. Ce copain habite à Nice et avec ce qui vient de se passer là bas en ce 14 juillet… avec 2 petits bouts… leur avenir suscite beaucoup d’interrogations. Mon Gros pèse le pour et le contre, puis prends une décision… elle sera forcément bonne, même si elle ne sera pas forcément la plus simple 😉

R.

je trépigne, tu trépignes, il trépigne…

Lundi, un « joli » cadeau m’attend.

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Un débit des 1750$ pour la soumission de mon dossier à l’Ordre (le taux était le 14 juillet à 1220€ pour 1750$, donc il y a eu presque 40€ de frais)
C’est bon, mon dossier sera bien analysé. J’avais reçu la semaine dernière un courriel de la secrétaire de l’ODQ pour me demander les prénoms que je souhaitais avoir sur mon permis d’exercer de l’Ordre.
La commission a lieu ce mardi 19 juillet, et je reste suspendu à ma boite mail comme une mouche qui tourne autour d’un tartine…

Pour faire passer cette attente, je vois ce mercredi midi une remplaçante pour la seconde fois : nous allons signer ensemble un contrat de remplacement ! Coup de bluff, j’ai effectivement trouvé dans les quelques semaines que je m’étais donné une remplaçante. Une grosse épine du pied,  j’ai toujours cru en ma bonne étoile !

Ces dernières semaines nous avons vu beaucoup d’amis (mariage, barbecue, week-end au vert…etc)  Les « au revoir » sont tous drôles : se dire que peut être que nous nous reverrons que dans un an…mais ça va passer vite, vu comment déjà ça avance vite !
Nous ne pourrons pas voir beaucoup d’amis avant la fin de l’été, donc avant mon départ… nous nous organiserons mieux pour le « vrai » départ, car là il est vrai que le temps est compté et qu’il ne faut pas trainer pour faire avancer les choses !

R.

Les montagnes russes… deuxième acte !

Quelques heures… non quelques minutes après avoir publié l’article « Les montagnes russes… » de samedi matin dernier, un gros bas est arrivé :

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Notre jeune chienne a décidé de mettre sa truffe dans notre dossier d’immigration !
Elle a réussi à attraper mon passeport et à faire des confettis avec la première page … à ce moment précis, je touche le fond des abysses…
Le destin s’acharne contre ce permis de travail temporaire et ne souhaite pas me voir partir… rage et colère… rien de bon !

Comment faire ? … la demande vient d’être envoyée avec un numéro de passeport qui ne pourra jamais passer le contrôle aux frontières…

De plus nous sommes à moins d’un mois de notre départ pour le Québec… dur sachant que les délais sont de minimum 4 semaines (avec un allongement des délais lors des périodes de vacances scolaires)

Trop d’éléments s’entrechoquent pour réussir à tout analyser objectivement. Le week-end se passe avec énormément de choses à faire (une des fins de semaines les plus remplies de l’année je pense) et le lundi reprend sur les chapeaux de roues !
Madame réussit à obtenir un rendez-vous d’urgence auprès de la mairie pour faire une demande de passeport en urgence.
Pour l’obtenir il faut justifier d’une urgence médicale (pour soi ou un membre de sa famille) ou bien d’une obligation professionnelle. Ouf, je rentre là dedans avec ma demande de permis de travail ! La responsable de la mairie commence à nous connaitre par coeur et croit même à une blague…  Hélas, non…

Après avoir eu le moral en dessous des chaussettes, ce dernier va remonter en flèche et atteindre un niveau jamais acquis actuellement.

Jeudi matin, nouveau message du CIC… bon ok, allons voir : c’est surement une mise à jour pour dire qu’ils ont bien reçu les documents scannés.

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euuuh, j’ai bien compris ? la demande est fermée et elle est approuvée ?!??!!

Ouverture de la lettre de correspondance : (je la mets en entier pour le plaisir des yeux)

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Au niveau des dates limites, j’ai un an pour passer la frontière et pour valider ainsi ce PTT.
Sur ce courrier, je comprends que le fait de changer de passeport n’est pas gênant : il faut juste faire une nouvelle demande AVE (pour 7$CAD) pour l’associer au nouveau passeport 🙂

Soulagement ! Normalement ça devrait continuer de le faire à ce rythme ! Voir même que le rythme s’accélère, le tournis commence à nous gagner… Il va falloir activer énormément de chose pour que le stage puisse être débuter au plus tôt.

Deux gros points seront à clarifier au plus vite :

– Tout d’abord la garde des enfants et l’aide à la maison : sur ce point Madame s’active depuis plusieurs semaines : elle sélectionne des CVs de jeunes filles au pair via un gros site internet et échange avec plusieurs d’entre elle afin de choisir la mieux calibrée pour notre famille.
Des skypes sont prévus pour la fin de semaine (un premier a été fait hier soir) les profils ne se ressemblent pas mais sont tous intéressants. La suite du casting dans un prochain article, où nous détaillerons toutes les démarches. (J’ose espérer que Madame prendra la plume pour rédiger son premier post ici même sur ce blog 😉 )

– Deuxième point : quand est-ce que je fais valider ce pu**** de permis temporaire ? La logique voudrait que l’on fasse tamponner mon passeport à notre arrivée au Québec cet été MAIS l’agent aux frontières va-t-il nous croire quand nous lui dirons que nous arrivons en famille et que femme&enfants repartiront à la fin des vacances ? Vu comment ils sont méfiants, ils vont craindre que nous arrivions à 5 pour rester à 5 sur le territoire de manière indéfinie ! Il va falloir montrer patte blanche, mais pas facile, quand nous n’avons que notre parole.

Une amie nous conseille d’appeler l’ambassade pour leur demander leur avis : très bonne idée ! J’irai à la pêche aux bonnes infos sous peu !
Il me faudrait des journées de 30 heures pour réussir à boucler mon planning…

R.

Les montagnes russes…

Il y a eu de nombreux hauts et bas ces derniers jours…

Après l’excitation de l’envoi de la demande de visa, des mésaventures familiales et professionnelles ont ponctués nos vies et se sont enchaînées… réussissant même à ternir la bonne humeur et la suprême motivation que nous avions réussi à préserver.

Le coup de grâce est venu il y a 10 jours : un courriel est arrivé dans mardi 21 juin. Madame était en sorti scolaire avec notre aîné (en club poney !) et ma maman était à la maison pour diverses raisons.

Un courriel du CIC, à peu près 10 jours après ma demande : je suis tout excité. Mais la joie fait vite place à la stupeur :

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Qu’est ce que cela signifie ? Je ne vois que le mot « refusée ». Vite je me connecte au compte CIC pour comprendre un peu mieux…

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Coup de massue ! Je reste sonné et une chape me tombe sur les épaules…
Il me faudra plusieurs jours pour digérer cette nouvelle et les difficultés personnelles s’ajoutant à cela je décide de mettre de côté au moins 2 jours ce courriel pour y réfléchir la tête reposée.

Madame ne sera même pas mise au courant immédiatement : qu’elle profite de son voyage avec le grand et ensuite elle partira en formation, donc autant qu’elle n’ait pas la tête dans le visa pour qu’elle pense que à elle (pour une fois !)

La pause sera de courte durée, des contacts sont pris avec un avocat spécialisé dans l’immigration à Montréal (merci Nico pour le piston 😉 ) et je recontacte avec la chef administration du cabinet dentaire. En plus de cela plusieurs recherches sur internet me permettent de comprendre mon erreur : lors de la demande d’Expérience Internationale Canada, j’ai coché « oui » à la case « allez-vous faire un stage ? » or pour l’immigration canadienne je ne serai pas stagiaire mais travailleur à part entière (le stage est uniquement vu comme tel par le conseil de l’ordre »)
Du coup, je peux demander à entrer dans le bassin des « EIC jeunes professionnels ». Le bassin est un endroit dans lequel le ministère canadien stocke toutes les demandes, ensuite il choisit les demandes qui l’intéresse le plus et extrait ces demandes en envoyant une invitation à présenter une demande. A titre d’exemple si nous avions souhaité immigrer dans une autre province que le Québec, il y a le programme Entrée Express qui fonctionne pareil avec un système de point et les meilleurs profils sont invités à envoyer leur demande de résidence permanente (dans ce cas, le délai d’attente pour recevoir une demande peut atteindre plusieurs mois)

Une fois dans le bassin, je dois donc attendre… encore…

Le moral remonte en flèche lorsque 3 jours après je reçois une put### d’invitation !  Mon dossier entre dans le bassin et 3 jours après, invitation à présenter une demande de permis de travail temporaire !!

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Yes ! Sauf que j’ai eu journée de 20 heures qui m’attend (la vie associative après les 12 heures de boulot va finir par me fatiguer !)
Du coup la tête reposée, ce matin j’ai soumis ma demande de visa. Les documents sont beaucoup plus simple que la demande que j’ai faite la première fois, juste CV, passeport, visite médicale, document sur la famille (cf ci dessous), rien de compliqué après tout ce que nous avons déjà du remplir !

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150$ CAD plus tard, la demande est envoyée 🙂

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Maintenant il ne reste plus qu’à attendre…
D’après la « chef-paperasse » de la clinique dentaire, les délais peuvent se tenir pour un visa mi-août… croisons les doigts … et attendons …

R.