Repose en paix, système de santé français

 

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Aujourd’hui nous te pleurons pauvre France. Enlisée dans tes acquis, impossible à réformer tant les changements proposés tirent vers le bas ton mode de fonctionnement. Basé sur des textes d’après-guerre, milles feuilles d’ordonnances et de modifications, la Sécurité Sociale n’a guère plus l’éclat de ses belles années.

La Cinquième République arrive à bout de souffle et les « Dirigeants » ne le savent que trop bien. Il ne leur reste plus qu’à diviser pour essayer de faire prolonger ce Chant du Cygne qui n’a que trop duré. Les Cheminots avec leur acquis sociaux, les Enseignants et leurs feignantises, les Dentistes qui vont à leur cour de golf à bord de leur Porsche.

La France se meurt, mais les Français n’en sont pas à leur première Révolution. Espérons que les fakes news et les télé-réalités n’auront pas atrophié le reste de cellules grises qui sommeillent en chacun de nous.

Les articles ci dessous relatent très bien la situation que subit actuellement la profession que j’affecte tant. « Le plus beau métier du monde » vous dirai-je… mais aujourd’hui à condition de le pratiquer hors de l’Hexagone.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-181464-tarifs-des-dentistes-le-remake-du-scenario-2012-des-medecins-est-en-marche-2167992.php

http://laguttaperchee.over-blog.com/2018/02/systeme-de-sante-le-pire-est-a-venir.html

Pour information voici les prix pratiqués en 2016 dans la Belle Province (comptez 2 à 5% d’augmentation par an) comparés au reste du Canada . À savoir que ces honoraires sont totalement libres, donc bon nombre de clinique voit à la hausse ces tarifs…

http://plus.lapresse.ca/screens/b62d9376-daaf-4959-a1b8-ddf97f0010f1__7C___0.html

Alors il est cher le Dentiste en France ?
No comment…

R.

Permis de Travail Ouvert (suite et fin)

Clap de fin pour cette partie de notre aventure.

Ce ne fut pas facile, nous étions donc rester sur le permis de travail de la Patronne qui était ouvert MAIS avec une restriction dans le domaine de la santé et en contact avec les enfants.

Après avoir passé une visite médicale juste après la deuxième visite à la frontière états-uniène, nous avons dû attendre que le CIC reçoive les résultats grâce à leur système informatique. Compter 2 semaines mais avec les vacances de la construction (de fin juillet à mi août), une agente avait conseillé à la Patronne d’attendre 3 semaines. Il faut préciser qu’il a été impossible de fusionner le permis de travail ouvert (PTO) avec le compte informatique sur le CIC. Le dossier de la Patronne ne semblait pas exister dans leur fichier informatique (sigh !).
Ainsi il nous était impossible de vérifier la bonne réception des analyses de la visite médicale. C’est donc au petit bonheur la chance que la Patronne a de nouveau englouti les 3h30 de bitume qui nous sépare du centre de douane de Lacolle.
De tout façon, il fallait que son permis de travail soit changé car son emploi l’attendait le lundi qui arrivait. C’est donc la boule au ventre qu’elle se présente au guichet. Bon cette fois-ci pas d’engueulade … enfin si, juste une sur le fait de ne pas avoir pris RDV pour modifier son permis de travail… enfin bon quand on voit comment c’est impossible d’avoir une personne compétente au numéro fourni par le CIC, nous nous demandons comment ils auraient été capables de donner un RDV.

Un regard de biche et un agent accepte de contrôler le dossier.

Après de longues minutes à re-vérifier la véracité de tous les documents fournis, le douanier accepte de rééditer un PTO sans clauses restrictives… à condition de repayer son impression. Et bim, c’est reparti pour 250$. En gros nous aurons payé 3 fois pour ce ### de permis (en passant notre avocat est peut-être décédé car nous n’avons toujours pas de ses nouvelles…) mais bon l’essentiel est de l’avoir ce bout de papier !

Dans la foulée la Patronne demande des permis d’études pour les enfants, car même si ce n’est pas obligatoire, l’école dans laquelle les enfants sont inscrits nous demande un justificatif de résidence au Québec. Donc pour être définitivement tranquilles, ils auront un papier agrafé dans leur passeport respectif.

Bien entendu de nombreuses fautes seront faites sur chacun des document que le douanier tape consciencieusement durant 15 minutes chaque. Nous aurons retenu la leçon de les redemander jusqu’à que toutes les lignes soient parfaites. Et ainsi tout le monde est en règle !

La première étape est franchie, reste à se préparer pour la demande de CSQ via le PEQ… une autre épreuve de force nous attend ! Et elle débutera au 1 an de mon début d’activité au Québec, soit début septembre.

Le calme avant la tempête.

R.

Un Petit Tour du Poteau …ou deux – the Double Flag Pole

Les enfants et la Patronne sont arrivées voilà pratiquement un mois. Depuis, il faut bien l’admettre, nous avons une vie (encore plus) mouvementée !

Enfin près des yeux et du coeur, nous ferons maintenant un bloc commun pour vivre cette aventure d’immigration.

Pour rappel, je suis autorisé à travailler sur le territoire canadien grâce à un visa de travail temporaire assez particulier : l’EIC (Expérience Internationale Canadienne) mention Jeune Professionnel. C’est un système moins connu que le PVT ou la Résidence permanente et qui permet de travailler avec un visa fermé (c’est à dire que mon visa est verrouillé avec un seul et unique employeur pour effectuer un seul poste défini au préalable).
Lors de notre entrevue l’été dernier avec un avocat, nous avions appris qu’un visa EIC permettait au conjoint d’obtenir un visa ouvert (c’est à dire libre de choisir l’employeur et de changer comme bon le semble)…

…sous certaines conditions…

Mince nous avions oublié de lire les petites lignes et avons fait aveuglement confiance à l’avocat, grand mal nous a pris !

Plusieurs relances ont été nécessaires pour réveiller l’avocat courant mai afin qu’il prenne en considération l’urgence de la situation : Madame et les Enfants atterrissent début juillet. Oui, ce serait intéressant de faire une demande de visa ouvert de conjointe pour l’activer à la douane.

Lors du passage de la police aux frontières, n’ayant pas de nouvelles de son visa et fatiguée après 7 heures assez épiques dans le vomi et un plateau repas écrabouillé dans les rangées de l’avion, la Patronne passe en cochant « touriste » sur son papier de déclaration… (ouch) petite erreur qui reviendra tel un boomerang par la suite.

L’avocat commence à se réveiller le soir de l’atterrissage pour demander quand la famille vient au Québec afin qu’il envoie les papiers pour que la Patronne fasse sa demande lors du passage en douane… merci Maitre, belle réactivité et vivacité d’esprit ! Sauf qu’elle a déjà passé la frontière.
« Pas grave, faites un tour du poteau ». Ok,  nous allons procéder ainsi… avons nous le choix d’ailleurs ? ‘pense pas.

Travaillant cinq jours semaines avec des horaires assez étalés, nous organiserons notre tour du poteau le dimanche suivant leur atterrissage (durant mon seul jour de repos de la semaine). La frontière états-uniènes se trouve à environ 1h d’Ottawa-1h30 de la maison et il existe deux postes de frontière : Cornwall ou Ogdenburg. Pile ou face… ce sera Cornwall !

Dimanche matin, nous prenons donc la voiture en famille, heureux d’aller passer 15 minutes sur le territoire des USA (première fois pour les enfants et moi que nous foulons le pays de Donald Trump) pour mieux revenir au Canada ensuite (à titre d’info à Cornwall, il y a un péage de 3$ pour emprunter le pont qui enjambe le Saint Laurent, frontière naturelle avec les USA à cet endroit du globe, donc 6$ pour l’aller retour)

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Nous revoilà donc retour au bercail avec le poste de douane de Cornwall. Nous arrivons confiant avec tous nos papiers, toutes nos lettres, tous nos documents pour cette formalité administrative… sauf que là, le monde s’écroule !
Après avoir expliqué la situation, l’agent aux frontières nous fait patienter une bonne demi-heure pour finalement nous dire que la Patronne ne peut prétendre à un permis de travail. Si elle souhaite travailler, elle doit faire une demande de permis de travail avec son offre d’emploi … et les délais qui vont avec ! Patatra, nous rentrerons donc bredouille après ce voyage fort intéressant pour les enfants, coincés pendant des heures soit dans la voiture, soit dans la salle d’attente du poste de frontière.

Appels avec l’avocat, échanges de mails, recherches sur Internet… et beaucoup de stress pour la Patronne et la clinique qui devait l’embaucher le lendemain. Une semaine passera et le dédouanement du container à Montréal (billet sur le container prochainement) ouvre une porte afin de tenter notre chance dans un poste de frontière plus fréquenté sur les conseils de l’avocat. Ce dernier nous propose également de nous accompagner car il a en main tous les documents pour prouver que Madame est admissible au permis ouvert. Sauf que … l’avocat nous posera un lapin phénoménal ! Il ne reprendra contact avec nous que trois jours après… Maitre, je pense que c’est la dernière fois que nous aurons à faire affaire ensemble. Nous n’aurons pas le courage de tenter, sans documents en main, d’y retourner en famille … trop long pour nos trois loulous.

Décision est prise pour la Patronne de faire un aller retour au poste de frontière de Montréal seule le vendredi qui suivra. Nous imprimons des tonnes de documents du CIC pour montrer qu’elle ‘pourrait » prétendre à un permis de travail ouvert. Il faut que le dossier avance. Après être rentré du boulot, je laisse la voiture encore chaude à la Patronne à 17h00, en effet nous n’avons pas encore notre deuxième voiture (billet sur la deuxième voiture bientôt).

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3h de route aller, petit tour du poteau et c’est reparti pour l’attente interminable au poste de frontière. Second passage de la frontière USA/Canada pour la Patronne en moins de 15 jours, Donald Trump va la mettre sur écoute, c’est sûr !

 

Le retour par le poste canadien est un moment assez épique. Je la raconte grâce au témoignage de la Patronne, en effet j’étais avec les enfants 200km plus loin.

Apparemment le poste de frontière est divisé en deux parties : la partie des gens « libres » et la partie des gens « non désirables ». Une salle isolée avec des vitres plexiglas stocke les « indésirables ». À 20h30, un seul guichet est ouvert et une vingtaine de personnes tentent leur chance afin d’obtenir leur précieux sésame. Après 2heures d’attente, c’est au tour de la Patronne et là ce ne sera pas une partie de plaisir. Beaucoup de reproches sont faits sur la démarche :
– pourquoi elle vient seule et non accompagné de son conjoint ? (heureusement qu’elle avait en main le papier de la douane américaine qui prouve que nous avons fait le tour du poteau en famille 12 jours avant)
– pourquoi elle n’a pas fait une demande de permis fermé ? (ben l’avocat avait dit.…)
– pourquoi elle a coché touriste sur sa déclaration de douane il y a 3 semaines ? (sigh…)
La Patronne sera passée sur le grill pendant un certain bout de temps et le douanier va tout vérifier (site internet des cliniques dentaires, offre d’emploi,  notre passé, notre présent et même notre futur !) en restant aussi aimable qu’une porte de prison.

Alors attention, pourquoi autant de haine ? Nous avons la réponse : si la demande avait été faite avec les Enfants et Madame en France, elle n’aurait pas eu le droit au permis de travail.
Or la demande est faite à partir du territoire Canadien, donc elle a le droit au permis ouvert ! Bizarre et compliqué, mais les agents de douane pensent donc que nous avons menti et triché sciemment afin de forcer au permis ouvert… fichtre ! Dans nos maladresses administratives, nous avons réussi à franchir le cap de statut de touriste à celui de travailleur temporaire. Bon an mal an !

Ainsi le douanier se voit obliger de donner un permis ouvert à la Patronne, d’autant plus qu’elle a en main une offre d’emploi. Sauf que pour ne pas donner ce permis aussi facilement, il décide de restreindre le permis en excluant le domaine de santé (sigh) tant qu’elle n’aura pas passé une visite médicale.
Tant pis un peu de temps perdu mais nous avançons à grands pas dans la régularisation de la situation de la Patronne ! La visite médicale est programmée quelques jours plus tard. To be continued.

Petite aparté pour les enfants : étant scolarisé en primaire, un permis d’étude n’est pas obligatoire, par contre à partir du secondaire (âge du collège pour la France) il en faut un, donc si les enfants avaient été plus grands, ils nous auraient été impossibles de les inscrire à l’école avant d’avoir obtenu les visas pour toute la famille !

R.

Vacances en Famille 1 / Party de Noël

Donc le jeudi 15 décembre, la tribu a atterri à l’aéroport YUL de Montréal.
Petit conseil pour faciliter le passage à la police des frontières : la Patronne avait en main
– une lettre manuscrite signée dans laquelle je lui donnais mon autorisation pour passer la frontière canadienne en mon absence avec les enfants,
– la photocopie de mon passeport, de mon visa temporaire et de ma promesse d’embauche,
– notre livret de famille en plus des passeports de chacun des enfants.

L’entrée sur le territoire s’est fait sans encombre et un froid polaire était là pour les accueillir.image2-2

Mon planning a été allégé afin de pouvoir répondre aux urgences du cabinet tout en profitant de la famille. C’était donc parti pour quinze jour de folie à 5 dans mon studio (bachelor) de 45 mètres carré (484pieds carré).
Rien n’aura été organisé, ni réservé à l’avance. L’improvisation, un domaine dans lequel notre famille excelle !

Après une courte phase d’adaptation à l’horaire québécoise, le samedi soir se déroulait le Party de bureau (prononcé « poarté »). Isabelle (ma fameuse secrétaire) dégote sa belle-fille pour garder nos enfants qui seront endormis dans leur lit à 19h15. Et la Patronne vient à la découverte de notre premier Party.

RDV à 17h30 pour aller à l’apéro chez Ginette. Le copain (chum) d’Isabelle sera notre taxi aller et retour, ça tombe bien, il prévoit une bordée de 20cm de poudreuse ! Et dans mon monospace (ma van) on peut tenir à 7 !
Apéro au vin et shooters de Sour Puss, la préchauffe commence bien. 19h30 nous arrivons dans une cabane à sucre au fin fond d’une forêt d’érables (cabane à sucre oblige !). Repas québécois de qualité très moyenne, heureusement le vin et l’ambiance sont là. Le repas est pris rapidement car très vite, les tables sont poussées et un chansonnier (guitariste/chanteur) commence à reprendre des tubes québécois et français dans une ambiance très festive.

La Patronne est accueillie les bras ouverts car nombreux sont ceux qui souhaitent rencontrer la (pauvre) personne qui me supporte dans la vie quotidienne (hahaha). Ma place sera dehors à -20 à servir des shooters de Vodka (québécoise) et de Get 27 (français), toute une symbolique et une invitation à festoyer, à se réchauffer.
Je dois admettre tout de même que la soirée passe à une vitesse folle et que je n’ai pas les souvenirs trop clairs sur les derniers instants… une clinique de 40 personnes, ça fait beaucoup de shooters pour trinquer avec tout le monde !
La soirée ne se terminera pas trop tard, vers minuit et demi, mais tout le monde titubera en repartant (sauf les chauffeurs… quoique certains n’étaient pas complètement à jeun).
Un super Party de Noël qui apparement a explosé le record de personnes saoules (chaudes) depuis des décennies.

Notre premier Party, le ton est donné pour les suivants.

R.

« et ton stage alors ? »

Petite parenthèse pour les « Dentistes »

Le stage se déroule très bien. Je fais ma place dans la clinique et je prends le pli pour le rythme des journées.
Les différences avec la pratique résident en gros à trois points, mais globalement les actes sont similaires et nous n’avons pas à rougir face à la pratique nord-américaine.
Une dent reste une dent, donc les techniques opératoires sont similaires, voir quasi-identiques.

Première différence : les temps de rendez-vous. Fini les 20-30 ou 40 minutes. Les temps sont doublés, voir triplés par rapport à ma pratique en France. Cela à cause de plusieurs facteurs : les soins étant très chers, la qualité attendue et l’exigence sont un cran au dessus de celles des français (trop habitués du gratuit ou du intégralement remboursé). De plus les prix étant 5 à 8 fois supérieurs à la France, pas besoin de faire de la quantité pour « survivre » dans son cabinet.
L’autre facteur est que tu dois, en plus de tes rendez-vous, effectuer des examens complets, établir des plans de traitement et répondre aux questions des patients vu par l’équipe d’hygiénistes (Oui ,la France est un des derniers pays à interdire la présence d’hygiéniste dentaire dans l’équipe médicale… no comment) Ainsi il n’est pas rare de se faire interrompre (parfois plusieurs fois) pendant un rendez-vous. Donc il faut voir un peu plus large pour pouvoir éviter tous retards.

Deuxième différence : beaucoup de soins conservateurs et d’extractions. Peu d’endo et de prothèses. L’endo et la prothèse représente à peine 10% de l’activité d’une journée standard. Et il n’est pas rare de retirer des dents qui sont « sauvables » avec un traitement canalaire mais que tu dois enlever par manque de moyen financier (entre 500 et 1100$ l’endo).

Troisième différence : la tenue du dossier médical. TOUT doit y figurer. L’Ordre inspecte régulièrement les dossiers de tous les cabinets dentaires. C’est une question de protection juridique et de droit du patient. Pour chaque rendez-vous le dossier doit contenir au minimum : motif du RDV, Questionnaire médical remis à jour, les allergies et les médicaments, les signes cliniques, les tests effectués, les analyses des radiographies éventuelles, le diagnostic, les détails de l’acte effectué (avec les produits utilisés,  les gestes effectués, les éventuelles remarques), le pronostic et les actes à faire le prochain RDV.
En gros pour un petit composite, tu arrives avec 15-20 lignes de description !

Juste avant Noël, j’ai reçu mon cadeau par mail : ma validation pour l’auto-évaluation en pharmacologie ! J’y ai passé de longues heures, à fouiner dans les livres et sur internet pour trouver les références canadiennes, mais ça a été payant. Une seule correction a été demandé !
Cet auto-évaluation consiste à répondre à des questions sur une dizaine de cas clinique.
Adulte diabétique avec un risque oslérien et allergique à la moitié du Vidal qui vient avec une nécrose pulpaire (ah oui, il est phobique et fait de l’asthme aussi donc nécessite une prémédication), ou bien un enfant qui est soigné pour une leucémie qui vient avec une primo-infection herpétique et des lésions l’empêchant de s’alimenter et de boire depuis 2 jours (donc rien per os), un hémophile qui veut se faire retirer les dents de sagesses incluses qui fait de l’épilepsie et de l’anémie etc etc etc
Bien entendu les cas ne sont pas simples et tu replonges dans tes ouvrages de pharmacologie et de pathologies médicales car tu as trop pris l’habitude d’adresser ce type de patients à l’hôpital ! huhuhu !

 

Il y a également une auto-évaluation sur le système de santé québécois qui se remplit en ligne sur le site du conseil de l’ordre en regardant en parallèle des petites vidéos pas très palpitantes… regarder pendant 5 heures une personne assise en train de lire un texte, y’a quand même plus existant dans la vie !

Voilà, amis Dentistes, des questions ?

R.

La vie à crédit…

J’ai reçu voilà presque plus de 10 jours ma carte de crédit Mastercard. Facile à activer et à configurer afin de pouvoir l’utiliser facilement.
Il ne nous est pas facile de penser à vivre en crédit, nous avons plus l’habitude de tout payer comptant et aimons (comme de nombreux bons maudits français) ne pas avoir de dettes qui trainent quelque part.

Icitte il faut penser différemment : le marché de l’emploi est très dynamique et un poste à durée indéterminée ne protège pas d’une baisse de salaire (les entreprises ont le droit de diminuer comme  elle le souhaite votre temps de travail hebdomadaire) voir même d’un licenciement rapide (8 semaines de préavis pour un contrat de plus de 10 ans, 2 pour 5 ans avec des indemnités à  raz les pâquerettes !). Un emploi ne garantit pas une bonne situation de perdurer, les banques se servent donc de  l’historique  de crédit afin de déterminer si oui  ou non vous êtes sérieux avec vos comptes et vos dettes. En gros quelque soit votre situation, vous devez être en mesure de tenir vos comptes et régler vos crédits en temps  et en heure.
La carte de crédit  s’utilise  comme toutes cartes (bleues pour les français), dans votre banque vous avez 2 comptes qui apparaissent : votre compte courant et votre compte crédit. Il suffit de payer vos crédits en faisant un virement du compte courant vers le compte de la Mastercard. Assez simple d’utilisation, pour l’instant j’ai un plafond à 1000$ sur mon crédit, donc je paye tout avec (courses, essence, vie courante…)  et rembourse sur le champ… toujours stressé d’avoir des dettes 😉 Mon historique de crédit devrait être bon en payant tout de suite, après il parait que les sociétés qui donnent les cotes de crédit aiment quand on a plusieurs cartes… à voir déjà comment je m’en sors  avec une !

Le travail  se passe bien, je m’en sors de mieux en mieux avec le logiciel et suis relativement efficace grâce au travail quatre mains (mon assistante dit que je suis une machine). Il y a énormément d’enfants qui se font soigner dans la clinique car c’est la seule à avoir le gaz hilarant (NB pour les dentistes : ici on dit gaz et non meopa car la concentration peut varier de 5% à 70% de protoxyde d’azote !). Je suis très à l’aise avec les enfants, donc ça va c’est l’éclate !

Pour l’instant l’été indien n’a pas encore été amorcé dans l’Outaouais, contrairement à beaucoup d’autres régions ici. Donc j’attends comme un gamin que les couleurs changent et se parent en feu. La découverte du parc continue lors des temps libres. Il y a une grotte de marbre, le Lusk. J’y suis descendu au premier tier (elle fait environ 100 mètres de long) mais n’ayant pas de changes (chaussures et pantalon) et avec des passages dans un mètre d’eau j’ai arrêté  ma descente …en plus j’étais seul, donc si il m’arrivait un pépin, c’était la loose ;). J’y retournerai pour la faire en entier !

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la  vallée de l’Outaouais, sentier Champlain.

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Le sentier des loups

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Certaines promenades n’offrent pas de point de vue sur la vallée, « juste » une balade au milieu des bois. Tranquille et confortable.
De là, l’idée d’un jeu vient : le jeu s’appelle « Miam ou Pas-Miam », amis mycologues, faites vous plaisir !

R.

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Visa-Banque et Bilan S+1 au travail

Ce vendredi 16 septembre est le début d’un long week-end pour moi : Aller/retour en France pour assister au mariage de mon cousin. Cela fait presque 9 ans qu’il n’y a pas eu de « grosse » réunion de famille de mon côté. Donc il faut comprendre que nous ne pouvions pas échapper au rendez-vous.

Et cela tombe plutôt bien car je devais repasser la frontière pour éclaircir  un « petit » problème. En passant la douane il y a 11 jours, mon permis de travail a été édité sur place et l’agent de l’immigration a fait une erreur… assez grossière et très gênante : le visa a une date de validité lorsque le ministère le délivre, j’avais un an pour passer la frontière et activer mon permis de travail de 24 mois. Sauf que l’agent a mis cette date de péremption pour la fin de mon VISA (donc en gros au lieu d’avoir un visa de 24 mois, j’ai un visa qui expire fin juin 2017… coup de stress)
D’après mon compatriote/confrère qui travaille au même centre dentaire que moi, l’erreur est fréquente (l’agent avait également fait la même erreur pour lui et une ancienne française qui travaillait aussi là avant mon arrivée)

Mon conseil du jour pour les prochains à passer au bureau de l’immigration : VERIFIER TOUT DE SUITE TOUTES LES LIGNES INSCRITES SUR VOTRE VISA, ne soyez pas pressés (je sais après 10h de voyages, on a vite envie de récupérer ses bagages)… mais ce sont 4 minutes qui peuvent vous éviter de rentrer dans une grosse galère !
Pour ma part, je reste tranquille : j’irai voir les agents dimanche soir lors de mon retour, et si jamais ça pose un problème, nous referons une demande auprès de l’immigration pour obtenir un nouveau visa de 24 mois d’ici peu !

Cette semaine suite du périple dans les démarches administratives.

RAMQ : n’habitant ni à Québec ni à Montréal, il n’y a pas de centre RAMQ dans les environs. Il suffit donc d’appeler le numéro « RAMQ, partout ailleurs ». Une très gentille dame (il faut arrêter de dire gentil car ça devient lourd ce pléonasme) commence à remplir mon formulaire au téléphone et m’envoie les papiers à finir de remplir avec les documents demandés (photocopies et originaux) dans un centre CLSC pour poser officiellement ma demande d’affiliation à la  RAMQ. Je devrai les recevoir d’ici 10-15 jours.

Banque : un RDV a été fixé mercredi matin dernier avec un conseiller afin d’ouvrir un compte « nouvel arrivant ». La banque a été choisie après plusieurs conseils (dont mon employeur) donc j’irai chez Desjardins.
Le conseiller est un camerounais qui a fait ses études au Québec et qui vient de recevoir son CSQ via le PEQ en 15 jours (délai postal inclus !)… peut être que je viens de parler en chinois pour certains d’entre vous, pour résumer il a obtenu en 2 semaines ce que nous essayons d’avoir depuis 2 ans et qui demande normalement 6 à 8 mois de délai pour une demande traditionnelle  grâce à un programme que je vais pouvoir faire  après avoir bosser pendant 1 an. Oui, je suis tellement à l’aise ici, que j’arrive à discuter de tout avec une personne que je connais depuis moins de 5 minutes 🙂 Je lui raconte nos démarches (infructueuses depuis des mois) pour le CSQ, nous discutons de projets, familles, stage etc etc. Nous sympathisons vite et nous rigolons beaucoup (Je le charrie car la différence de température France/Québec est moins pire que Cameroun/Québec)
Du coup le compte est ouvert facilement (attention, il faut avoir un lieu de résidence et un numéro de téléphone québécois. De plus il demande le nom/prénom/numéro de téléphone de 2 personnes résidant au Québec  pour prévenir en cas de tentative de fraude)
Je lui demande dans la foulée une carte de crédit, il me fait la demande facilement (je lui explique que mon permis de travail temporaire nous sert essentiellement à ce que je prépare notre arrivée dès l’été prochain). Dans l’après-midi je reçois un mail pour m’informer que ma demande de carte de crédit est acceptée et que je la recevrai dans les prochains jours ! Easy !

Du coup au niveau installation, il ne me reste plus qu’à trouver un moyen de locomotion. Là, j’hésite énormément. Achat d’occasion, leasing, location longue durée… Prochain post sur la prise de décision bientôt.

L’intégration dans l’équipe du centre dentaire est un régal ! Ça jase, ça rigole, l’ambiance est cool et professionnelle ! Les propriétaires sont gentils (arghhh, j’ai pas réussi à ne pas le redire ce mot) et super accueillant.
D’après ce que je crois comprendre 2 de mes successeurs ont eu une intégration très compliquée (un avait le mal du pays, l’autre prenait les employés de haut), donc pour moi ça passe comme une lettre à la poste.
Hier une assistante me dit « C’est drôle, nous avons l’impression que cela fait des mois que vous êtes ici tellement vous êtes à l’aise » … oui je travaille que depuis une semaine !
Lorsqu’un patient m’a demandé si je restais définitivement au Canada, une secrétaire me coupe avant même que je puisse dire un mot « De toute façon, nous le laisserons pas partir, donc il a intérêt de rester ». C’est bête, mais ça fait chaud au coeur ! Et ça me fait bien rire par la même occasion 🙂

Finissons ce petit post par un clin d’oeil bouffe :
-La patronne m’a donné pour mission de trouver le meilleur saucisson disponible sur le territoire … donc ils seront tous goûter.
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– Les chips ont des goûts très fun.
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– Le homard coûte 8$ (5€) donc en cas de disette, je ne mangerai pas des pâtes, mais du homard !

R.