Permis de Travail Ouvert (suite et fin)

Clap de fin pour cette partie de notre aventure.

Ce ne fut pas facile, nous étions donc rester sur le permis de travail de la Patronne qui était ouvert MAIS avec une restriction dans le domaine de la santé et en contact avec les enfants.

Après avoir passé une visite médicale juste après la deuxième visite à la frontière états-uniène, nous avons dû attendre que le CIC reçoive les résultats grâce à leur système informatique. Compter 2 semaines mais avec les vacances de la construction (de fin juillet à mi août), une agente avait conseillé à la Patronne d’attendre 3 semaines. Il faut préciser qu’il a été impossible de fusionner le permis de travail ouvert (PTO) avec le compte informatique sur le CIC. Le dossier de la Patronne ne semblait pas exister dans leur fichier informatique (sigh !).
Ainsi il nous était impossible de vérifier la bonne réception des analyses de la visite médicale. C’est donc au petit bonheur la chance que la Patronne a de nouveau englouti les 3h30 de bitume qui nous sépare du centre de douane de Lacolle.
De tout façon, il fallait que son permis de travail soit changé car son emploi l’attendait le lundi qui arrivait. C’est donc la boule au ventre qu’elle se présente au guichet. Bon cette fois-ci pas d’engueulade … enfin si, juste une sur le fait de ne pas avoir pris RDV pour modifier son permis de travail… enfin bon quand on voit comment c’est impossible d’avoir une personne compétente au numéro fourni par le CIC, nous nous demandons comment ils auraient été capables de donner un RDV.

Un regard de biche et un agent accepte de contrôler le dossier.

Après de longues minutes à re-vérifier la véracité de tous les documents fournis, le douanier accepte de rééditer un PTO sans clauses restrictives… à condition de repayer son impression. Et bim, c’est reparti pour 250$. En gros nous aurons payé 3 fois pour ce ### de permis (en passant notre avocat est peut-être décédé car nous n’avons toujours pas de ses nouvelles…) mais bon l’essentiel est de l’avoir ce bout de papier !

Dans la foulée la Patronne demande des permis d’études pour les enfants, car même si ce n’est pas obligatoire, l’école dans laquelle les enfants sont inscrits nous demande un justificatif de résidence au Québec. Donc pour être définitivement tranquilles, ils auront un papier agrafé dans leur passeport respectif.

Bien entendu de nombreuses fautes seront faites sur chacun des document que le douanier tape consciencieusement durant 15 minutes chaque. Nous aurons retenu la leçon de les redemander jusqu’à que toutes les lignes soient parfaites. Et ainsi tout le monde est en règle !

La première étape est franchie, reste à se préparer pour la demande de CSQ via le PEQ… une autre épreuve de force nous attend ! Et elle débutera au 1 an de mon début d’activité au Québec, soit début septembre.

Le calme avant la tempête.

R.

‘spèce de cave… à vin

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Apporter ou pas de l’alcool quand tu fais un container ? Telle est la question !

Lors de l’estimation du cubage, j’ai enfin pu mettre un chiffre sur la quantité de bouteilles que j’avais accumulées depuis une dizaine d’année. Une bonne soixantaine dans ma tête, plus de 250 en réalité.
Pas exceptionnel mais non négligeable quand nous savons qu’il y a une taxe pour chaque bouteille importée. Le prix de la taxe reste un mystère et le mode de calcul très obscur. Qui vivra verra.

Après un tri drastique, nous décidons donc de prendre environ 130 bouteilles de vin et une dizaine de bouteilles de fort.
Le choix a été simple, nous prendrons les bouteilles qui auront une valeur supérieure à 15€ car la taxe étant appliquée à la bouteille et non à son prix, mieux vaut apporter un Château Petrus 1985 qu’une Villageoise cuvée prestige 2016 car la taxe sera la même.

De plus lors de la préparation au déménagement, une liste très détaillée doit être faite de toutes les bouteilles avec la quantité de bouteilles, le millésime, le domaine/nom du viticulteur, volume de la bouteille et le prix de la bouteille.
Grâce à Excel, vous sortirez facilement le prix total et de la cave à vin et le volume total en litre. C’est long et assez fastidieux, surtout pour retrouver les prix de bouteilles achetées il y a 10 ans, mais des sites spécialisée permettent de valoriser à la louche.

Au final les comptes seront de 134 bouteilles pour 81,75 litres de jus de raisins fermentés estimés à environ 4120€. Le fort représentera environ 11 litres pour une valeur de 330€.

5 jours avant l’arrivée du porte-container au port international de Montréal, la société de déménagement fourni les informations nécessaires afin de remplir le dossier à la SAQ en ligne ainsi que le manifeste de transport (document très important pour dédouaner vos affaires)

Vous devez créer un compte et déclarer la cave à vin avec les informations que vous avez déjà galérer à réunir donc c’est assez simple, il faudra cependant télécharger sur le site de documents tels que le manifeste, votre liste d’affaire et votre visa/passeport.
Ensuite vous attendez qu’un gentil monsieur vérifie vos documents (compter environ une demi journée) et vous passez à la caisse une première fois avec un paiement en ligne.
Pour ma cave totale d’environ 92 litres d’une valeur de 6640$, la taxe SAQ s’élève à 563$. Cette taxe est à payer avant l’arrivée du cargo.

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Ensuite lors du dédouanement à Montréal après l’amarrage du porte-container, vous devrez payer la taxe fédérale. Avec la liste ultra détaillée et tous les papiers en main, cette étape se fait toute seule : juste à attendre quelques minutes sur les sièges centraux de la grande salle de la douane de Montréal.

Et bingo ! Nous avons gagné le gros lot ! Hahaha

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Ainsi pour apporter environ 150 bouteilles, cela nous aura coûté environs 1670$ de taxe, soit un peu plus de 11$ par bouteille.

Alors la question véritable est cela vaut-il le coût d’amener des bouteilles quand il faut payer 11$ de plus pour avoir le droit de passer la frontière ?
Je pense que oui cela vaut la chandelle surtout lorsque l’on voit une bouteille de Veuve Clicquot à 70$ ou une bouteille de Bourgogne à 60$ alors que j’ai eu la même pour 15€.
De plus la SAQ exerce un droit de sélection des différents domaines sur le Québec. Il est donc quasiment impossible de trouver des petits viticulteurs indépendants comme il en existe des tonnes dans les régions viticoles de France.
Seules les grands domaines (parfois trop commerciaux) sont présents, donc si vous aimez des « petits vins », ça vaut le coup de ramener quelques flacons pour leurs faire honneur Outre-Atlantique.

Une chose est sûre : le vin français, il faut éviter de vouloir en acheter absolument ici, vous paierez le prix fort de la renommée (parfois un peu exagérée) et la distance.
Nous irons ainsi à la découverte des vins sud-américains et californiens. Grâce aux accords du common-wealth, de nombreux vins australiens inondent le marché de la SAQ. Donc de nombreuses découvertes nous attendent.

R.

 

Un Petit Tour du Poteau …ou deux – the Double Flag Pole

Les enfants et la Patronne sont arrivées voilà pratiquement un mois. Depuis, il faut bien l’admettre, nous avons une vie (encore plus) mouvementée !

Enfin près des yeux et du coeur, nous ferons maintenant un bloc commun pour vivre cette aventure d’immigration.

Pour rappel, je suis autorisé à travailler sur le territoire canadien grâce à un visa de travail temporaire assez particulier : l’EIC (Expérience Internationale Canadienne) mention Jeune Professionnel. C’est un système moins connu que le PVT ou la Résidence permanente et qui permet de travailler avec un visa fermé (c’est à dire que mon visa est verrouillé avec un seul et unique employeur pour effectuer un seul poste défini au préalable).
Lors de notre entrevue l’été dernier avec un avocat, nous avions appris qu’un visa EIC permettait au conjoint d’obtenir un visa ouvert (c’est à dire libre de choisir l’employeur et de changer comme bon le semble)…

…sous certaines conditions…

Mince nous avions oublié de lire les petites lignes et avons fait aveuglement confiance à l’avocat, grand mal nous a pris !

Plusieurs relances ont été nécessaires pour réveiller l’avocat courant mai afin qu’il prenne en considération l’urgence de la situation : Madame et les Enfants atterrissent début juillet. Oui, ce serait intéressant de faire une demande de visa ouvert de conjointe pour l’activer à la douane.

Lors du passage de la police aux frontières, n’ayant pas de nouvelles de son visa et fatiguée après 7 heures assez épiques dans le vomi et un plateau repas écrabouillé dans les rangées de l’avion, la Patronne passe en cochant « touriste » sur son papier de déclaration… (ouch) petite erreur qui reviendra tel un boomerang par la suite.

L’avocat commence à se réveiller le soir de l’atterrissage pour demander quand la famille vient au Québec afin qu’il envoie les papiers pour que la Patronne fasse sa demande lors du passage en douane… merci Maitre, belle réactivité et vivacité d’esprit ! Sauf qu’elle a déjà passé la frontière.
« Pas grave, faites un tour du poteau ». Ok,  nous allons procéder ainsi… avons nous le choix d’ailleurs ? ‘pense pas.

Travaillant cinq jours semaines avec des horaires assez étalés, nous organiserons notre tour du poteau le dimanche suivant leur atterrissage (durant mon seul jour de repos de la semaine). La frontière états-uniènes se trouve à environ 1h d’Ottawa-1h30 de la maison et il existe deux postes de frontière : Cornwall ou Ogdenburg. Pile ou face… ce sera Cornwall !

Dimanche matin, nous prenons donc la voiture en famille, heureux d’aller passer 15 minutes sur le territoire des USA (première fois pour les enfants et moi que nous foulons le pays de Donald Trump) pour mieux revenir au Canada ensuite (à titre d’info à Cornwall, il y a un péage de 3$ pour emprunter le pont qui enjambe le Saint Laurent, frontière naturelle avec les USA à cet endroit du globe, donc 6$ pour l’aller retour)

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Nous revoilà donc retour au bercail avec le poste de douane de Cornwall. Nous arrivons confiant avec tous nos papiers, toutes nos lettres, tous nos documents pour cette formalité administrative… sauf que là, le monde s’écroule !
Après avoir expliqué la situation, l’agent aux frontières nous fait patienter une bonne demi-heure pour finalement nous dire que la Patronne ne peut prétendre à un permis de travail. Si elle souhaite travailler, elle doit faire une demande de permis de travail avec son offre d’emploi … et les délais qui vont avec ! Patatra, nous rentrerons donc bredouille après ce voyage fort intéressant pour les enfants, coincés pendant des heures soit dans la voiture, soit dans la salle d’attente du poste de frontière.

Appels avec l’avocat, échanges de mails, recherches sur Internet… et beaucoup de stress pour la Patronne et la clinique qui devait l’embaucher le lendemain. Une semaine passera et le dédouanement du container à Montréal (billet sur le container prochainement) ouvre une porte afin de tenter notre chance dans un poste de frontière plus fréquenté sur les conseils de l’avocat. Ce dernier nous propose également de nous accompagner car il a en main tous les documents pour prouver que Madame est admissible au permis ouvert. Sauf que … l’avocat nous posera un lapin phénoménal ! Il ne reprendra contact avec nous que trois jours après… Maitre, je pense que c’est la dernière fois que nous aurons à faire affaire ensemble. Nous n’aurons pas le courage de tenter, sans documents en main, d’y retourner en famille … trop long pour nos trois loulous.

Décision est prise pour la Patronne de faire un aller retour au poste de frontière de Montréal seule le vendredi qui suivra. Nous imprimons des tonnes de documents du CIC pour montrer qu’elle ‘pourrait » prétendre à un permis de travail ouvert. Il faut que le dossier avance. Après être rentré du boulot, je laisse la voiture encore chaude à la Patronne à 17h00, en effet nous n’avons pas encore notre deuxième voiture (billet sur la deuxième voiture bientôt).

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3h de route aller, petit tour du poteau et c’est reparti pour l’attente interminable au poste de frontière. Second passage de la frontière USA/Canada pour la Patronne en moins de 15 jours, Donald Trump va la mettre sur écoute, c’est sûr !

 

Le retour par le poste canadien est un moment assez épique. Je la raconte grâce au témoignage de la Patronne, en effet j’étais avec les enfants 200km plus loin.

Apparemment le poste de frontière est divisé en deux parties : la partie des gens « libres » et la partie des gens « non désirables ». Une salle isolée avec des vitres plexiglas stocke les « indésirables ». À 20h30, un seul guichet est ouvert et une vingtaine de personnes tentent leur chance afin d’obtenir leur précieux sésame. Après 2heures d’attente, c’est au tour de la Patronne et là ce ne sera pas une partie de plaisir. Beaucoup de reproches sont faits sur la démarche :
– pourquoi elle vient seule et non accompagné de son conjoint ? (heureusement qu’elle avait en main le papier de la douane américaine qui prouve que nous avons fait le tour du poteau en famille 12 jours avant)
– pourquoi elle n’a pas fait une demande de permis fermé ? (ben l’avocat avait dit.…)
– pourquoi elle a coché touriste sur sa déclaration de douane il y a 3 semaines ? (sigh…)
La Patronne sera passée sur le grill pendant un certain bout de temps et le douanier va tout vérifier (site internet des cliniques dentaires, offre d’emploi,  notre passé, notre présent et même notre futur !) en restant aussi aimable qu’une porte de prison.

Alors attention, pourquoi autant de haine ? Nous avons la réponse : si la demande avait été faite avec les Enfants et Madame en France, elle n’aurait pas eu le droit au permis de travail.
Or la demande est faite à partir du territoire Canadien, donc elle a le droit au permis ouvert ! Bizarre et compliqué, mais les agents de douane pensent donc que nous avons menti et triché sciemment afin de forcer au permis ouvert… fichtre ! Dans nos maladresses administratives, nous avons réussi à franchir le cap de statut de touriste à celui de travailleur temporaire. Bon an mal an !

Ainsi le douanier se voit obliger de donner un permis ouvert à la Patronne, d’autant plus qu’elle a en main une offre d’emploi. Sauf que pour ne pas donner ce permis aussi facilement, il décide de restreindre le permis en excluant le domaine de santé (sigh) tant qu’elle n’aura pas passé une visite médicale.
Tant pis un peu de temps perdu mais nous avançons à grands pas dans la régularisation de la situation de la Patronne ! La visite médicale est programmée quelques jours plus tard. To be continued.

Petite aparté pour les enfants : étant scolarisé en primaire, un permis d’étude n’est pas obligatoire, par contre à partir du secondaire (âge du collège pour la France) il en faut un, donc si les enfants avaient été plus grands, ils nous auraient été impossibles de les inscrire à l’école avant d’avoir obtenu les visas pour toute la famille !

R.

La vie est douce

La semaine dernière c’était la mise en place de la mission aller/retour pour 36 heures.
L’aller en avion permet de vivre une nuit courte de 3h30 de sommeil, le soleil se couche au décollage et se lève avant même d’arriver sur le tarmac de Roissy-Charles-de-Gaulles.

Le week-end fut très court mais intense : revoir les loulous et la patronne, voir la famille, tant de personnes qui nous encourage et qui nous pousse à aller dans ce projet un peu dingue mais si excitant ! Le jetlag ne fut pas si dur car du coup avec le mariage nous nous sommes couchés et levés tard, donc dans le bon sens pour moi. Par contre la première nuit dans l’avion laisse des stigmates le samedi matin, quand nous allons à l’hôtel et à l’église la fatigue se fait sentir.
De manière générale, ça a valu le coup de faire le détour ! 😉

Le retour pour le Québec, il faut s’insérer dans les files d’attente à la française et l’avion suivra le soleil dans sa course vers le crépuscule.

Cette fois-ci le passage à la police des frontières est très différent : 20h30 atterrissage, passage de la frontière à 21h00… zéro file d’attente 🙂
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Pour se faire une idée, le 05 septembre lors de mon arrivée, tous les rubans étaient noirs de monde ! Pour le coup, je passe directement au bureau de l’immigration après avoir expliquer à l’agent que mon Visa temporaire comporte une erreur de date.

Le type qui m’appelle au département immigration est très sympa (denrée relativement rare  dans ces bureaux du Québec) et me re-édite mon visa sans poser trop de souci 🙂 Mission accomplie, j’ai un Visa qui court jusqu’à septembre 2018 ! Yes ! Le tir est rectifié sans encombre. Mon NAS sera modifié quelques jours plus tard afin d’avoir un numéro d’employés jusqu’à septembre 2018.

Le lundi est off, donc je commence une première expedition dans le parc de la Gatineau après avoir été faire quelques courses et décider d’écouter ce qu’un panneau sur le stationnement (parking) de l’épicerie (supermarché) me suggérer.

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Bon ok, je ne passerai pas ma journée à glander… dommage 😉

Le parc de la Gatineau s’étend sur plus de 350km carré, il y a des randonnées à faire avec plusieurs niveaux de difficultés, à pied ou à vélo, à ski de fond ou en raquette, ça dépend de  la saison.
Je me lance dans les deux balades les plus convoités, mais qui reste quasiment vide vu la saison et le jour : le lac Pink (du nom du découvreur du site) et le mont King (désolé pas de photo pour ce mont car mon téléphone était en rade). Deux promenades qui dureront une heure trente chacune environ, accompagnées d’écureuils et de sérénité. J’y retournerai très bientôt car j’ai envie de les refaire avec les couleurs feux de l’été indien, la plus belle des saisons icitte parait-il.

R.

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Lac Pink

 

Visa-Banque et Bilan S+1 au travail

Ce vendredi 16 septembre est le début d’un long week-end pour moi : Aller/retour en France pour assister au mariage de mon cousin. Cela fait presque 9 ans qu’il n’y a pas eu de « grosse » réunion de famille de mon côté. Donc il faut comprendre que nous ne pouvions pas échapper au rendez-vous.

Et cela tombe plutôt bien car je devais repasser la frontière pour éclaircir  un « petit » problème. En passant la douane il y a 11 jours, mon permis de travail a été édité sur place et l’agent de l’immigration a fait une erreur… assez grossière et très gênante : le visa a une date de validité lorsque le ministère le délivre, j’avais un an pour passer la frontière et activer mon permis de travail de 24 mois. Sauf que l’agent a mis cette date de péremption pour la fin de mon VISA (donc en gros au lieu d’avoir un visa de 24 mois, j’ai un visa qui expire fin juin 2017… coup de stress)
D’après mon compatriote/confrère qui travaille au même centre dentaire que moi, l’erreur est fréquente (l’agent avait également fait la même erreur pour lui et une ancienne française qui travaillait aussi là avant mon arrivée)

Mon conseil du jour pour les prochains à passer au bureau de l’immigration : VERIFIER TOUT DE SUITE TOUTES LES LIGNES INSCRITES SUR VOTRE VISA, ne soyez pas pressés (je sais après 10h de voyages, on a vite envie de récupérer ses bagages)… mais ce sont 4 minutes qui peuvent vous éviter de rentrer dans une grosse galère !
Pour ma part, je reste tranquille : j’irai voir les agents dimanche soir lors de mon retour, et si jamais ça pose un problème, nous referons une demande auprès de l’immigration pour obtenir un nouveau visa de 24 mois d’ici peu !

Cette semaine suite du périple dans les démarches administratives.

RAMQ : n’habitant ni à Québec ni à Montréal, il n’y a pas de centre RAMQ dans les environs. Il suffit donc d’appeler le numéro « RAMQ, partout ailleurs ». Une très gentille dame (il faut arrêter de dire gentil car ça devient lourd ce pléonasme) commence à remplir mon formulaire au téléphone et m’envoie les papiers à finir de remplir avec les documents demandés (photocopies et originaux) dans un centre CLSC pour poser officiellement ma demande d’affiliation à la  RAMQ. Je devrai les recevoir d’ici 10-15 jours.

Banque : un RDV a été fixé mercredi matin dernier avec un conseiller afin d’ouvrir un compte « nouvel arrivant ». La banque a été choisie après plusieurs conseils (dont mon employeur) donc j’irai chez Desjardins.
Le conseiller est un camerounais qui a fait ses études au Québec et qui vient de recevoir son CSQ via le PEQ en 15 jours (délai postal inclus !)… peut être que je viens de parler en chinois pour certains d’entre vous, pour résumer il a obtenu en 2 semaines ce que nous essayons d’avoir depuis 2 ans et qui demande normalement 6 à 8 mois de délai pour une demande traditionnelle  grâce à un programme que je vais pouvoir faire  après avoir bosser pendant 1 an. Oui, je suis tellement à l’aise ici, que j’arrive à discuter de tout avec une personne que je connais depuis moins de 5 minutes 🙂 Je lui raconte nos démarches (infructueuses depuis des mois) pour le CSQ, nous discutons de projets, familles, stage etc etc. Nous sympathisons vite et nous rigolons beaucoup (Je le charrie car la différence de température France/Québec est moins pire que Cameroun/Québec)
Du coup le compte est ouvert facilement (attention, il faut avoir un lieu de résidence et un numéro de téléphone québécois. De plus il demande le nom/prénom/numéro de téléphone de 2 personnes résidant au Québec  pour prévenir en cas de tentative de fraude)
Je lui demande dans la foulée une carte de crédit, il me fait la demande facilement (je lui explique que mon permis de travail temporaire nous sert essentiellement à ce que je prépare notre arrivée dès l’été prochain). Dans l’après-midi je reçois un mail pour m’informer que ma demande de carte de crédit est acceptée et que je la recevrai dans les prochains jours ! Easy !

Du coup au niveau installation, il ne me reste plus qu’à trouver un moyen de locomotion. Là, j’hésite énormément. Achat d’occasion, leasing, location longue durée… Prochain post sur la prise de décision bientôt.

L’intégration dans l’équipe du centre dentaire est un régal ! Ça jase, ça rigole, l’ambiance est cool et professionnelle ! Les propriétaires sont gentils (arghhh, j’ai pas réussi à ne pas le redire ce mot) et super accueillant.
D’après ce que je crois comprendre 2 de mes successeurs ont eu une intégration très compliquée (un avait le mal du pays, l’autre prenait les employés de haut), donc pour moi ça passe comme une lettre à la poste.
Hier une assistante me dit « C’est drôle, nous avons l’impression que cela fait des mois que vous êtes ici tellement vous êtes à l’aise » … oui je travaille que depuis une semaine !
Lorsqu’un patient m’a demandé si je restais définitivement au Canada, une secrétaire me coupe avant même que je puisse dire un mot « De toute façon, nous le laisserons pas partir, donc il a intérêt de rester ». C’est bête, mais ça fait chaud au coeur ! Et ça me fait bien rire par la même occasion 🙂

Finissons ce petit post par un clin d’oeil bouffe :
-La patronne m’a donné pour mission de trouver le meilleur saucisson disponible sur le territoire … donc ils seront tous goûter.
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– Les chips ont des goûts très fun.
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– Le homard coûte 8$ (5€) donc en cas de disette, je ne mangerai pas des pâtes, mais du homard !

R.